LIVRE XVIII. i
vaient leurs défenseurs et leurs hahitans de l’Angleterre , de l’Allemagne , de la France ou de l’Italie. Ainsi ces étals lointains n’avaient point en eux-mêmes le principe de leur conservation , et les véritables soutiens du royaume de Jérusalem se trouvaient en Occident. La décadence ou la prospérité de ce royaume ne tenait pas seulement à ses lois, à son étendue , au nombre de ses villes ; son salut dépendait du zèle que d’autres peuples mettaient à le secourir ; il dépendait de certaines opinions dominantes qui entraînaient les nations chrétiennes à prendre les armes contre ses
Pèlerin (chât. fort), Laodicée, Maubeth ou Malbech, Beteron , Gibelet ou Biblio, Pas-du-Chien ( chût. ) , Montglavan (chût.), Baruth ou Bérithe, Damora, Jérusalem, Balbat (chût.), Sidon ou Sajelte , Belinas ou Ce'sarée de Philippe, ou Paue'as, Belfort ( chât. ) , Château-Neuf, Sarrette ou Sagette, Thoron (chât. fort), Tyr, Scandalion, Puits-d’Eaux-Vives ou Fontaine-des-Jardins, Château Lambert, Acre ou Ptolémaïs , Safet , gué de Jacob (chât.), Putoa (chât.), Spelonca (forteresse), Jarra ou Gerasa , Carmel (promont.) , Belvoir ( chât.), Libériade, Caïfas , Recordan ou Cordana , Séforié , Château-des-Pélerins ou Pietra-Meisa , Thabor ( mont ), Ce'sarée de Palestine, Assera, Assur ou Antipatride, Naplouse, Rama ou Ramula, Jaffa ou Joppé, Lidda ou St.-Georges, Emmaüs, Bctanie, Jéricho, Jamnia ou port des Jammets, Àccaron, Ibeliu ( chât. ) , Ascalon , Château-Arnauld , Bettenoble , Bethléem ou Ephrata , St.- Abraham ouElron , Engaddi ( chât.) , Segor, Blanche-Garde, Daron , Begebelin , La ris, Farainia , Ca- Desbarne ,• Crac ou Petra, Montréal, Belbéis ou Peluse, le village des Plans, Maën, Belmont, Beauverie (chât. ), Mirabel (chât.), Forbia.
iy8 HISTOIRE DES CROISADES.
i2fji ennemis. Tant que les colonies des Francs attirèrent l’attention de l’Europe , et que leur nom suffit pour exciter l’ardeur belliqueuse des peuples qui habitaient au-delà des mers , elles se soutinrent avec éclat ; elles penchèrent vers leur déclin quand l’Europe en détourna ses regards, et que la puissante opinion qui avait enfanté les guerres saintes commença à s’affaiblir. Leur gloire fut l’ouvrage de l’enthousiasme religieux ouplutôtdu patriotisme chrétien qui les avait fondées; une de leurs plus grandes calamités , fut l’indifférence des fidèles. Pour résumer notre pensée , il nous suffira de dire que l’empire des Francs en Asie avait commencé avec les croisades , et qu’il devait finir avec elles.
Une chronique musulmane , après avoir décrit la désolation des côtes de Syrie , et l’expulsion des chrétiens, termine son récit par cette réflexion: <( Les choses , s’il plaît à Dieu , resteront ainsi » jusqu’au dernier jugement. « Les vœux de l’historien arabe n’ont été jusqu’ici que trop exaucés; les Musulmans, depuis plus de cinq siècles, dominent sur tous les pays occupés parles chrétiens , et avec eux règne le génie de la destruction qui avait présidé à la guerre que nous venons de décrire. Parmi les douloureuses pensées que nous laisse le récit de tant de désastres, il en est une qui nous affiige plus que toutes les autres , parce qu’elle nous offre un des plus déplorables résultats des croisades en Asie. On se rappelle celte multitude de chrétiens qui , à l’époque de la première ci’oisadc , peuplaient les villes de la Syrie et
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