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j 48 HISTOIRE DES CROISADES,
v 12o3 cardinaux Pierre de Capouo et SifFred, légats <Iu Saint-Siège , pour relever le courage des chrétiens d’Orient, et leur annoncer le dfbart prochain do l’armée des croisés (i). Lorsqu’il apprit que les chefs de la croisade avaient pris la résolution d’attaquer l’empire de Constantinople , il leur adressa les plus vives réprimandes , et leur reprocha de Regarder en arrière comme la femme de Lolli. « Que personne de vous , disait-il , ne se flatte » qu’il soit permis d’envahir ou de piller la terre » des Grecs , sous prétexte qu’elle n’est pas assez » soumise, et que l’empereur de Constantinople » a usurpé le trône sur son frère ; quelque crime » qu’il ait commis, ce n’est pas à vous d’en juger : » vous n’avez pas pris la croix pour venger l’injure » des princes, mais celle de Dieu (2). »
Innocent terminait sa lettre sans donner sa bénédiction aux croisés ; cl pour les effrayer sur leur nouvelle entreprise , il les «menaçait dès malédictions du ciel. Les seigneurs et les barons reçurent avec respect les remontrances du souverain pou- -> tifej mais ils ne changèrent rien à la détermination
qu’ils venaient de prendre.
* Alors ceux qui jusque-là s’étaient opposés à l’expédition de Constantinople, recommencèrent
(1) Les deux légats arrives dans la Palestine, écrivirent « t une lettre au pape , sur- la situation malheureuse des colo-
nies chrétiennes. Le pape leur répondit des paroles de consolation. ( Baronius , ad ann. 1 ?.o3. )
(a) Epistol. Innocent. III. ( Baropius, ad ami. i2o3. ).