‹ Histoire des croisades (volume 4)Chapitre 11 sur 34 · et Biblioth.^ des Crois. , t, i , p. 1 iio · texte numérisé non relu

et Biblioth.^ des Crois. , t, i , p. 1 iio

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af)6 HISTOIHE DES CROISADES. ^

Il -S que Grecs eurent repris la route de Constanli—

iioplc , Renaud recommença ses courses, tantôt contre les Sarrasins , tantôt contre les chrétiens, et surpris dans une embiujcade par le-qjère de Sala— din, il lut conduit dans les prisons d’Alep, où les Musulmans le retinrent pendant plusieurs années. Enfin, quelques-uns de scs anciens compagnons vinrent briser scs fers , et ce qui n’est pas indigne de re- . marque, le produit du butin fait dans nue incursion sur le territoire de Damas, fut le prix da sa liberté.

Lorsque Renaud de Cbâtillon sortit de sa captivité, sa femme Constance n’était plus, et le fils de Raymond, délivré lui-même de ses fers, et ‘parvenu à l’âge de majorité, goiiv’ernait la principauté d’Antioche. Renaud se rendit a Jérusalem , où le souvenir de ses exploits et de scs malheurs soufferts pour la cause des chrétiens, le fit accueillir du roi et des barons. Ayant épousé en secoudq^ 1180 noces la veuve de Homfroy de Thoron , il devint seigneur de Carac et de quelques châteaux situés sur les confins de la Palestine et de; l’Arabie. Renaud conduisit dans les villes et les forteresses qui lui appartenaient, un grand nombr^e de Templiers, qu’il associa à sa fortune. 11 venait de s’étabhr dans ses nouwlles possessions, et déjà il avait ravagé lex frontières de l’Arabie, lorsque. la trêve fut conclue ii8ii avec Saladin. Rien ne put déterminer Renaud de Cbâtillon à déposer les armes ; chaque jour il faisait des courses dans le voisinage’ de Carac , et dépouillait les caravanes des pèlerins musulmans qui se rendaient à la Mecque.

Salaria se plitignil à Baudouin de celle infrao- i i8a lion aux Irailés ; mais le roi dcf Jérusalem ne put lui donner la satisfaction (^u’il demandait. Le sultan, irrité de la conduite des Francs, lit arrêter quinze fcents 'pèlerins jetés par la tempête sur les côtes d’Égypte, et menaça de les retenir dans'les ^ ^ fers si les prisonniers musulmans n’étaient promptementremis en liberté. Ni les demandes de Saladin , ni les prières du roi de Jérusalem , ni le sort des prisonnieus chrétiens, nç purent toucher Renaud de Châlillon et les Templiers, accoutumés à se jouer des traités faits avec les Musulmans, •

Alors Saladin recommença la guerre , et partit une troisième fois de'| bords du NU pour entrer • avec une armée dans la Palestine. A l’approche du danger, les chrétiens réunirent leurs efforts pour arrêter les progrès des Sarrasins. Une^assemblée , formée de toutes les classes de citoyens , ordonnâ la levée d’une contribution générale , dont le produit fut employé aux fortilications des châteaux ét . des villes (i) j tous les barons et les chevaliers volèrent aux armes ; mais le moment n’était point encore venu où Saladin devait envahir le royaume de Jérusalem. Dans chacune de ses expéditions, il ^

semblait essayer les forces des chrétiens , et lorsqu’il trouvait, quelque résistance , il attendait pa- , :

tiemmenl un moment plùs favorable. Après avoir

(i) Voyez, pour cctle conUibution et la répaiiition qui en fut faite, Guillaume de Tyr, analysé dans la Bibliothèque * tlfS Croisades, tom. i, pag. i5i.

agS HISTOIRE DES CROISADES-

jiSa fait ravagér la Galilée par ses lieutenans, et commencé le siège do Eéritlie (i), il s’éloigna tout-acoup pour aller faire la guerre aux Alabccks , mai- ' 1res de Mossoul et de plusieurs villes de la Mésopotamie. ' . . î

Les chrétiens rre profilèrent de son absence que pour l'onouvéler Icu^s incursions sur le territoire de Damas.. Kenaui| de Châlillon fit en même temps plusieurs expéditions sur les bords de la mer Rouge, et conçut le hardi projet d’aller jusque <dans les villes de la Mecque et de Médine, piller la kaaba et le tombeau de Mahomet. Une troupe d’intrépides., guelTÎers s’était raiserenl marche sous ses ordres , et, précédée de la terreur, s’avançait en triomphe dans un pays qui n’ayait jamais vu les chrétiens. Renaud et ses compagnons étaient déjà parvenus à la vallée de Rabi , située à dix lieties de Médine, lorsqu’ils furent surpris et attaqués par une armée musulmane accourue de l’Egj'pte. Après qn combat opiniâtre et sahglant,.la victoire se décida pour les Sarrasins. Renaud de Châlillon échappa "comme par miracle à la poursuite des vainqueurs , et ^retourna , ayec uq petit nombre des siens au clrâteau de Carac. Quelquesuns des prisonniers furent conduits en Egypte^ où

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