‹ Histoire des croisades (volume 4)Chapitre 20 sur 34 · I". — CARTE TES ÉTATS CHRÉTIENS EN ASIE , FOR- MÉS PAR LES LATINS · texte numérisé non relu

I". — CARTE TES ÉTATS CHRÉTIENS EN ASIE , FOR- MÉS PAR LES LATINS

* Echelle d’un cinq -millionième.

Au premier coup-d’œil jeté sur cette carte , on sera •tonné de voir que les mots , au lieu d’être écrits horizon-

•ÉCLAIRCISSEîiIENS. Go»

talcment et parallèlement aux côtés supérieur et inferieur «le la carte, comme dans tous les ouvrages de ce genre, suivent , de même que les méridiens , une direction extrêmement inclixiée. Ce parti a été suggéré par le désir de faire entrer dans une même feuille de la même dimension que les précédentes , tous les pays conquis et possédés n>omentanéiuent par les croisés , en Asie et en Afrique; d'avoir, en un mot , sous les yeux le^iéâtre des dernières croisades, depuis l’Égypte jusqu’à Édesse et au mont Sinaï, en une p.etite carte qui fît suite à celle de l’Asie mineure , et qui fût à la même éclielle. L'inclinaison de l'ecriture , quoique peu usitée , s’emploie cependant sans inconvénient , au moins partiellement, dans toutes les uuppemondes et les cartes générales où les méridiens et les parallèles éprouvent une courbure très considéatible. Quoiqu’elle soit plus rarement en usage dans de petites cartes représentant un pays peu étendu , les meilleurs géographes ne font pas dillicullé de s’en servir dans l’occasion, et l’on peut citer piônr exemple la jolie carte de l’Italie propre^ient dite , avec le détail des voies romaines, que d’Anville fit en iy3g, pour V Histoire romaine de Ilollin.

La graduation de la carte une fois tracée, cfri^n a arrê|^ le canevas d’après les observations les plus modernes et les cartes les plus estimées , ou plutôt on a suivi en général la belle carte de Syrie, publiée par M. Paul Ire, et de laquelle on ne s’est un peu écarté que pour l'ile de Chypre, la Palestine et la mer Rouge, trois objets qui semblent mériter une discussion particulière.

Quoique nie de Chypre n’ait pas toujours été regardée comme l’un des théâtres des croisades , puisqu’elle fut conquise sur les Grecs et non sur les Musulmans, elle y .x cependant joue un si grand rôle après l’évacuation de la Palestine, qu’on n'a pu se disptmser de la comprendre parmi

Co6 ÉCI.AIRCISSEMENS*

les états formés en Asie par les Latins pendant les croisac^. Les princes , barons et chevaliers, chassés du continenL'de cette partie du monde , y trouvèrent long-temps un asile, et y introduisirent un luxe supérieur à celui des cours de l’Europe les plus brillantes é cette époque. Il était à un tel point, au rapport de Ludolfe, qui visita cette île en i33y, qu’avec trois mille florins de revenu (environ trente-six mille fi-ancs) , on y était m^ins considéré qu’avec trois marcs en Allemagne. 11 existe quelques détails curieux dans ce voyageur très peu connu , mais qui fournit d’ailleurs peu d’observations pour la géographie. On n’a rien trouvé de plus authentique pour cette île que la carte de d’Anville , faite en i y6a , et insérée dans le tome XXXIII de \ Académie' des inscriptions et belleslettres , avec un Mémoire qui nous apprend qu’elle est le résultat d’un^levé trigonométrique , dont elle présente-même les triangles. Cette carte d’ailleui-s n’étant pas orientée et n’ayant pas une échelle rigoureusement déterminée , on ne s’en est servi que pour fixer la situation respective des diverses parties de l’île , dont les points extrêmes ont été placés et orientés d’après la carte

tM. Pa^re, considérée comme le résultat des observans astronomiques et des combinaisons hydrographiques les plus modernes et les plus dignes de foi.

■La petitesse de l’échelle n’admettant que peu de détails, et ne laissant place qu’à un petit nombre de positions, on a cru inutile de recourir à ce que les itinéraires des voyageurs auraient pu fournir dans l’intérieur de l’île ; sans cela, on aurait pu tirer des documens utiles de la grande carte insérée dans le voyage de Drummond , de la description, souvent minutieuse , de l’abbé Mariti, et surtout de l’itinéraire, encore inédit, de Corancez.

La géographie de la Palestine offre bien moins de $e-

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•"■ÉCLAIRCISSEMENS. ’ Co-*

ci^s à 1 analyse. Nul j>ays, sans doute, n’a été visité aussi s<^ent, si l’on excepte peut-êlie l’Italie j mais le désir de contrihucr aux progrw de la géographie n’étant presque jamais entré dans le plan de ces pèlerins, et la soupçonneuse ignorance des Musulmans ayant d’ailleurs toujours présenté un obstacle invincible à toute observation astronomique ou géométrique, on n’a pu combiner ensemble ♦ que des distances itinéraires souvent cxpriméc's assez vaguement, et des reconnaissances nautiques et militaires. Les écrivains orientaux neiburnisscnt rien à cet égard (i). I.cs ouvrages de Quarcsmi, de Jacques Ziegler, d’.yrichomius et de leurs nombreux copistes, méritent à peine le nom de travaux géographiques. Tous ces auteurs semblent n^avoir eu d’autre but que de présenter dans leurs carfes tous les lieux dont il est fait mention dans l’Écriture sainte, sans, l^aucoup s’inquiéter si la position qu’ils leur assignent s accorde avec le local. Ortelius et Sanson y ont mis un peu plus de critique ; mais Keland est le premier qui ait discuté ces positions d’après les vrais principes de la science géographique, quoique son érudition, bien plus profonde dans l’bébreu et l’arabe que dans les mathématiques , laisse encore beaucoup à désirer. Dans le tome 1". de sa Pidwstina ex moniimentis velerihus illustrata, publiée en i n ,4, ce savant orientaliste donne (page 77) une carte du jiays des Philistins, et (page 4^3) une carte générale de La

(1) « La distance entre Hébron et Jérusalem est, i ce que les uns <1i- » sent, de treize milles, et suivant les autres, de dix-huit. Dieu sait mieux U ce qui en est en efl'et. » Ce passage curieux, qui termine un extrait de Ylhstpire de Jérusalem et d'/Zéi/u/i, donné par M. do Hammer, tom. u des Mmes de l’Orient, n’a pas besoin de commentaire , et fait inènie voir 1 horreur invincible des Musulmans pour tonte discussion crilique, et leur insouciance à s'assurer de la distance entre deux villes tris iiéqiicntées , lors même q)n rien n’est plus facile que de la vérifier.

Co8 ■ ÊCLAmClSSEMESS.*

'i ej re-Sainte , dressées uniquement sur les itinéraires romains et sur les distances fournies par Josèphe et les dfflres historiens de l’antiquité. Toutes ces distances, tracées d’un lieu à l'autre sur la carte, par des lignes droites^ lui donnent l’apparence d’un réseau trigonométrique. D’Anville a iuiité ce procédé dans sa carte du patriarchat de Jérusalem, dressée en 1782 pour \Oriens christianut du P. Lequien, et l’a donné de nouveau, mais toujours pterfcctionné , dans une réduction au tiers de sa carte de la Palestine (. »70>7)> dont elle rempjit un espace yideï^Ce ‘grand géographe n’a donné l’analysie de ce genre dé travail que pour ce qui concerne le lac Asphaltite, dohtil a discuté la forme, en 1764 , dans un Mémoire inséré dans la collection de l'Académie des inscriptions et hellesdettfw^

, tome XXXIV. ’

(ies travaux de.d’Anville ont servi de hase à tout ce. qui a paru depuis (i) jusqu’à ces derniers temps, et dans cette partie la belle carte de M. Paultre n’offre de plus que les déLails que lui ont fournis des reconnaissances militaires le long de la côte, entre Gaza etTyr, et dans la Galilée jusqu’à Safet. jyi. Volney a joint à son Voyap^e d'Egypte et de Syrie, fait de 1 788 à i ^85, une petite carte de Syrie, dans laquelle jj a rectifié d’Anville d’après son propre itinéraire. On y voit qu’il n’adopte point la forme que d’Anville donne au lac Asphaltite, et ce changement se trouve pleinement confirmé par les grands détails que donne, sur cette partie , la carte dressée par M. de Zach , d’après les trois feuilles que M. Seetzen a envoyées à M. de Ilammer, Celte carte, peu connue en France, a été insérée dans le

(1) La 'Tfire-Sainte <1« Giiill. Dtlille. quoique publiée en 1^03, ne •toil pas être comptée ici, puisque ce n’est qu’un ouvrage postbuiue , tiressé vei-s t jio, et qqi n'ajoute guère aux trwaux de fjaneoii.

ËCLÀIRCISSEMEIVS. 6oq

càKier de décembre 1810 de la moiuiüichen Correspot^ denz, journal astronomique publié à Weimar, en allemand.

Cette carte, qui malheureusement ne donne guà^ que la partie ntuée au-delà du Jourdain , mérite d’autant plut de confiance, que M. Seetzen, séjournant dcqmit longtemps au milieu des Arabes , vêtu comme eux et parlant leur langue, a pu faire quelque usage d’instrumens astronomiques inconnus avant lui dans œs déserts. Le figuré minutieux du terrain , et l’exactitude de la nomenclature pour les noms modernes , n’y laissent rien à désirer ; mais la partie astronomique de sa carte peut être l’objet d’une légère discussion. ^

La latitude de Damas, indiquée (j) par 35* 3u’ a8”, ofïre évidemment une erreur typographique. La carte de Seetzen ne porte pas de graduation; mais le parallèle de Jérusalem y est tracé avec la désignation d’une latitude de 3i* 47’ 47” i pattant de ce parallèle jusqu’à celui de Damas, si l’on porte sur le méridien l’échelte de la carte divisée en milles géographiques , et les prenant pour des milles d’Allemagne de 1 5 au degré, on trouvera Damas à 33* 3o’ 3a”; et cette quantité doit plutôt être augmentée que diminuée, à en juger par la longueur totale de la mer Morte, et surtout par la distance assez connue de laLi â Jérusalem , qui font voir que l’échelle est plutôt trop forte que trop faible. On peut donc croire , sans hésiter , que M. de Zach, probablement d’après quelques observations astronomiques de M. Seetzen, a voulu fixer cette latitude à 33* 3a* a8”, la légère différence que pésente la carte pouvant aisément être attribuée au sèchement du papier, ou à quelque défaut de précision dans l’échelle. <

Le méridien de Jérusalem , tracé sui* la carte de S^lzen,

(i) Monod. Corretp.,

l'OM. II. 3q

(•) I O ËCI. A I RCISSEMENS.

y est désigne par 33® 2 1 ’ de longitude E. de Paris. J’ai cru devoir adopter cette détermination , que M. de Zacli n’a fixée, suivant son usage, que d’après les observations les plus authentiques et les discussions les plus sévères ; car, en conservant la longitude indiquée par la connaissance des temps à 33" i5’, la carte de Scetzen ne donnerait, pour la longitude de Damas , calculée dans l’hypothèse de la terre sphérique , que 33® ô 1’, et c’est évidemment trop peu ; la carte de M. Paultre compte 34" 16’, et la Phénicie de d’Anville (1780) 34” a3’ 3o”, au lieu qu’en comptant 33® 2i’ pour Jérusalem, et resserrant un peu la graduation en longitude comme la carte deSeetzen l’exige évidemment, surtout cn-deçà du Jourdain, je trouve 34” t’ pour la longitude de Damas.

Il est fâcheux que ce savant voyageur n’ait presque rien donné sur toute la partie qui est entre le Jourdain et la Méditerranée. Le défaut des matériaux exacts sur cette partie m’a empêché de la donner sur une échelle plus détaillée. Quoique les noms y soient très pressés , quelques endroits assez considérables n’ont pu y trouver place; d’autres, quoique souvent cités dans l’histoire, ont été omis, faute d’en pouvoir déterminer assez exactement la position. Pour le choix des noms et la manière de les écrire, sur laquelle les historiens des croisades varient beaucoup, on a suivi ordinairement la carte qued’Anvillc fit en 1757 pour l’édition de Joinville , et celle qu’il avait faite en 1750 pour accompagner les dissertations de Falconct sur les Assassins. ( Mémoires de l’académie des inscriptions J tom. XVII, pag. 127.)

La petite carte des croisades, publiée en 1781 par Joseph-Kicolas Delisle, a fourni quelques détails dont on n’a fait usage qu’avec précaution. On a consulté avec plus rie confiance les petites cartes des patriarchats d’Alexandrie,

ÉCLAIRCISSEMEXS. Gu

f tic Jérusalem et d’Antioclie, dressées jiar d’Anvilleen i^3i

I et lyja. C’est sur l’autorité de ce grand géograplie que

" l'on a distingué Karrac à l’est de la mer Morte, et dont

Scetzen indique les ruines sous le même nom , d’avec Krac, situé an sud du même lac , et qui est l’ancienne Petra Nahaüiœorum. Les historiens des croisades confondent à tout moment ces deux places, et il est souvent difûcilede distinguer de laquelle des deux ils veulent parler. La dernière est incontestablement la plus considérable*, l’autre parait être la même qui est appelée par les auteurs arabes Schaubek. i et elle a été connue sous le nom de Mont-Royal.

La Basse-Égypte et la position de Suez ont été placées, comme dans la carte de M. Paullre, d’après les observations astronomiques de M. Xouet, et d’après ce qui a paru dçs travaux des autres savans de l’expédition d’Éjypte. La ^ grande carte d’Égypte, dressée au dépôt. de la guerre,

notant pas encore publiée, on n’a pas cru pouvoir suivre de meilleur guide pour la mer Rouge, que la grande carte en trois feuilles, dressée au dépôt de la marine, d’après les observations faites en i y8y sur la frégate la Vénus , par le vice-amiral Rosili , publiée en 179g; on s’est contenté d’en assujettir la longitude à celles du Caire et de Suez, déterminées par M. Nouet. Les travaux de d’Anville, sur le golfe arabique, sont déjà surannés et offrent beaucoup moins de détails; la carte de Niebuhr ne mérite pas de conliance; la carte anglaise en quatre feuilles, dont M. Gosselin a donné la réduction (i) , ne diffère pas essenticlle- I ment de celle de Rosili dans celte partie; mais une petite

carte de Robert de Vaugondy, dressée en 1754» pour servir

(i) Redurches sur le golfe arabique, à la lin du tom. ii de se* Recherches sur la géographie systématique et positive des anciens ,1798, v a vol. in-4".

V v - juolt

«la ËCI.AIRCISSEMENS.

à ilifTérens Ménioireü de Gilbert (i), donne une cireonstanee très reaiavqnable. A quatre lieues au sud de Suez , le ^otfe Héroopolite forme dans l’ouest une baie très pro- Ibude , et sur la aarte on lit cette explication : « Vis-à-vis H de cette baie, la mer a onze ou douze lieues de large,

» et cinquante brasses de profondeur, si ce n’est près des a; bords. »

Les divers Mémoires de Gilbert, insérés dans la collection de l’Académie des inscriptions, ne font aucune mention de cette circonstance singulière, et l’on ne voit nulle part d’après quelle autorité Robert de Vaugondy l’a fait entrer dams sa carte. Quoiqu’elle ait été publiée dès iy6i, les auteurs qui ont dressé des cartes de la mer Rouge depuis lors, n’y qnt pas eu égard ; on ne voit rien de pareil ni dans le golfe arabique de d’Anville, publié en i^65, ni sur la grande. carte de M. Rosili, qui indique cependant les sondes faites dans cette partie, qui n’y trouve que de quinze à vingt-sept brasses , et qui marque même un ancrage au fond de cette anse.

; f..a grande caitc de la mer Rouget en deux feuilles , qui :Kxompague l’édition anglaise des Voyages du lord Va- /cnKn, quoiqu’un peu moins détaillée que celle de M. Rosili, R'en,diflefe cependant qu'assez peu dans cette partie; elle e>t de même fondée sur des observations nautiques et des'-^ udevemens, et surtout d’après la route da S^v^Ulow en (2). Tout semble donc concourir à faire rejeter cet cv.iscmenl à l'ouest, qu’on est surpris de voir reparaître.

(i) Münoires Je P Académie des inscriptions et telles -lettres ,

l<^m. XXVII , pag. a44- - •- — — ■

(3) Il en est de même de la belle carte publiée à Londres , par M. de la Rochette, en 1^85 , sons ce titre : The PforJ-west branch of the led sea , dont celle du lord ^’ab-ntia paraît n’étre qu'une imitation eu ce •jiii cuiicerue cette partie.

ÉCLAIRCISSEMENS. 6i3

avec peu de changement , dans des cartes modernes , d’après la carte particulière de la Basse- Égypte, gravée pr Blondeau , jointe à l’ouvrage du général Reynier, intitulé : De V Égjrpte après la bataille <f H^iopolrs , Paris, i8oa , in-S*. , et dont une copie , réduite aux deux tiers , a été insérée dans le n". de décembre i8od , des EphAnA^es géographiques , publiées en allemand par Bertuch et Reîchard , i Weimar. Jusqu’à ce que le grand ouvragé, én^ quel travaille la commission d’Égypte ait pleinéne"! éclairci cette question , j’ai cru devoir nt’en tenir à* la carte oHicielle de M. Rosiii, confirmée par les mélleurcs cartes anglaises. * , > . < ^ . —

Le golfe d’Akaba , formant un' autre bras de la mèr Rouge, est bien loin d’être connu avec la même précision'. ^ M. Rosiii ne Fa donné que d’après d’anciennes cartes, et il ne paraît pas qu'aucun voyageur moderne ait eu jusqu’à présent l’occasion d’en vérifier la forme et la position. La carte de Niebuhr le sup|)0$e beaucoup moins enfoncé dans le Nord; M. Gosselin est prté à croire qu’il ne forme qu’un seul bras y et qu’Ailali , mentionné par Abouiféda , est la même chose que l’Akaba que rencontrent les hadjis ou pèlerins de la Mecque, qui, dans leur route , ne voient à cet endroit qu’nn seul bras de mer. Mais on pourrait croire que le bras d’Ailah est peut-être plus court que ne le fait - Rosiii , et qu’il n’atteint pas te vingt-neuvième parallèle; en cecas, il est clair qu’il ne serait ps sitr la route des hadjis. La carte turque , de laquelle d’Anville avait tiré le détail de ces deux ptits golfes, devait avoir passé au dép't des affaires étrangères; niaisM. Gosselin l’y a f^t chercher inutilement. ” ' ’ ' ' “ »

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6i4 ÉCLA.1RCISSEMENS.

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