TOM, IL J
3 luiiliej louis demandent à grands cns'(|u’o^nciK; un terme à leurs maux. « Iloinmcs d’Ascalou, s’^’d- ». criaient ceux dont la foule cperdue 'semblait » invoquer les conséils et Ta'ppid, nos' pères sont « morts en combattant les, Francs; leurs fds-sünt » morts à leur tour, sans espoir de vaincre' //ne ’ nation' de fer. Le sable stérile'^ de ce l ivage, et » ces ruines qu’on nous a données fi défendre , he » nous montrent partout que des imagés fanèbréîT;
» CCS murailles, élevées au milieu des proyinces » ■cbréliennes,' sont pour nous comme des sé])ul"
. » cres'sur^me terre éfrarigèreC Retournons 'donc O) en Égypte, et laissons èà ' nps ennemis une '» cité que Dieu -a frappée 'de sa malédiclion’. »* La -mullilude en pletirs applaudissait à ces discours, et ' personne ne songeait- plus A prondi e Içs armes. Enfin, des députés furent nommés poiïr se rendre au camp des clrréliens'el proposer une ca;7 2»itnlatmn’au roi de Jérusàlemi On offrait d’ouvrir aux" assfége.ins les portes de la ville, à la seule Condition'que lesliabitans ayraienf la faculté de se rc-:^ lirCiv'dans trois jours avec leurs biens" etdeurs bau gages. Tandis que les ‘assiégés prenaient une r/^ofution dictee par le désespoir, le souyenir-des derniers combats répandait encore la' ti’iste$se,- cl le deuil dans-l’arjuce clirétienne. Lès députés rtftlsulniaus sè présentèrent aff camp, sans que p^ sonne pût soupçonner l’objet' de leur niissioii. Ils •furent admis dçvant les chéfs assemblés,, et, dans une attitude suppliante, ils aunoncèrenfla capitulation proposée." A“ cette ^proposilicMi inattendue.
UVRE VIÏ.
tout le conseil fut frappé d’une si g,raiule surprisé, que lorsqu’on demanda aux barons. et aiix prélats leur avis , aucun d’eux ne trouva de paroles pour répondre, et que tou# se mirent a remercier Dieu en vCrsanf: des larjiies de joie. Peu d’heures aprè’Sj lorsqu on vît l’étendard de la croix llottcf sur les niui's dXscalon, toute l’armée applaudit par des cris d allégresse a une victoire qu’elle regardait comme un mii'acle du ciel.
tiCs iMusulmans abandonnèrent la ville avant le •troisième jour : les chrétiensy entrèrent en procession (i), et consacrèrent la grande mosquée à l’apôtre saint Paul. La Conquête d’Asicalon leur^fl’rait ùn grand avantage,' en ce qu’elle leur ouvrait Te chomiii de l’Égypte, et qu’elle fermait aux Égyptiens l’accès de la Palestine. Mais tandis que d’un côté ils rejetaient leurs ennemis au-delà du désert, de nouveaux périls les menaçaient du côté de la Sy- '
< i). Guillaume d(i Tyr rapporte qùé la population d’Àscalon abaudonna la ville avant le troisième jour. Le roi de Jcrus.'ilçm lui donna des guides pour la cpnduire-’jusqii’à Klariscli; mais, a peine entres dans le ddsert,. tous ces malheureux furent ddpouillds par les Tûtes, leurs compag^iis d ai incs^ qui voulaient saiis doute les punit d’avoir livré aüx chrétiens une ville musulmane. On peut consulter, sur les causes de la prise d Ascaloii et de l’abandon où les daissadn' goiw ejTiemeiit égj'pticn, les autenrs arabes, les seuls qui en aient parlé..( Voy. la Bibliolhèque des Croisades , lom.' ii ," 5. 21. M. Reinaud, par la comparaison des auteurs chrétiens et arabes, y fait voir pombien les ttoubles d'Égypte coutribucrent à Li prise d’Asealon.
a6tt mSTOlRE DES CROISADES.
^ rie. Noureddiii, à force de séductions et de pro— messes,' s’était rendu jnaître de Damas j et celte possession, qu’il ambitionnait depuis long-temps, rendait sa puissance rcdoulgblè à tous les peuples de son voisinage (i).
Cependant les colonies chrétiennes restèrent quelque temps dans un état d’inaction qui ressemblait à la paix. Le seul événement remarquable de cette époque, fut une expédition de Renaud de Cbâtillon, prince d’Antioebe, dans l’ile de Chypre. Renaud et ses chevaliers fondirent à l’improviste sur une population paisible et désarmée; ces guerriers barbares, ne respectant ni les lois de la religion, in celles de l’humanité, pillèrent les villes, les monastères et les églises, et revinrent à Antioche chargés des dépouilles d’un peuple chrétien. Renaud avait entrepris celle guerre impie , pour se venger de l’empereur grec, qu’il accusait de n’avoir pas tenu ses promesses (a).
Danï le meme temps, le roi de Jérusalem fit une expédition qui ne blessait pas moins les lois de la justice, Quelques tribus arabes avaient ob- ’ tenu de lui et de ses prédécesseurs la faculté de* faire paître leurs troupeaux dans la foret de Pa-
, (0 Voye* an deuxième volume de la Bibliothèque des Croisades, §. ai les singiiHcrs motifs par lesquels, aux yeux des Musulmans, Noureddin justifia son entreprise sur la capitale de la Syrie.
(a) Tous ces détails, ainsi que ceux qui précèdent et ceux qui suivent, sont lires de Guillaume de Tyr, lib. x\in.
IJVRE VIL.’i
néas. Depuis plusieurs années elles vivaient dans une sécurité profonde, se reposant sur la foi des traités.. Tout-à-coup Baudouin et ses chevaliers tombent , l’épép a la main , sur ces pasteurs sans armes ^ ils massacrent ceux qui résistent, dispersenl les autres, et rentrent à Jérusalem avec* les troupeaux et les dépouilles des Arabes. Baudouin fut conduit à cette honteuse entreprise par la nécessité de payer ses dettes, qü’il ne pouvait acqujt-* 1er avec ses ressources ordinaires. Guillaume de Tyr n’eu condamne pas moinsde roi de Jérusalem, et trouve la juste punition de celte iniquité dans la défaite qu’essuya ensuite Baudouin près du gué • de Jacob. §urprispar Noureddin, le roi de Jérusalem resta presque seul sur le champ de bataille , et se réfugia, au milieu des plus grands périls, da«s la forteresse de Sephel, bâtie au sommet d’une montagne voisine. Lorsque le bruit de celle délfaite ÿe répandit dans les cités des Francs, les fidèles , cotivcris de deuil , coururent au pied des autels, en répétant ceS paroles du psalmiste : Domine y salvutn fac regem (^Sqigneury sauvez le rot). Jje ciel ne repoussa point les prières d’un peiqde désolé, elle retour de Baudouin à Ptolémaïs rendit bientôt aux chrétiens l’espoir .de répaier leurs malheurs. ' '
La plupaVt des seigneurs de la ' Palestine , Hugues d’Ibeliu , Odon de Saint-Aman, Richard et Bafian de Joppé, le grand-maître du Temjÿc , étaient restés eulqe les mains des infidèles. Tous les prisonüiers' chrétiens ' furent conduits à Da-,
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■>.Gj histoire. Dlïi croisades
57 mas, enchaînés les uns aux autres avec des«cordèsl' Au milieu de la foule des. captifs, on avait' forcé-'deux chevaliers francs de- porter un étendard dé; la croix, auquel était suspendue la chevelure dé^ leurs compagnons d’armes tués sur le champ de . bataille. Tout le peuple sortit de Dama^ rir au-devant de ce spectacle , et’ plus la victoire* était barbare, plus elle 'causa d’enthousiasme et de. joie (i). ' -vY
i~>9" Ce fut alors qu’on vit débarquer? à Ptoléitfaîs'’,'^ comme par un mirade de la Providence j plusieurs, navires montés par Étienne, çomte du Perchei,' avec des croisés du Mans et d’Àngers, et Thierri, comte de Flandre, accompagné d’un grand. no'nfbre de pèlerins flamands. Dès -lors, les chrétiens oublièrent leurs défaites, et l’ange du grand con-‘ , seil, dit Guillaume de Tyr, leur inspira des ré^-^^ lutions généreuses. Réunis aux renforts' qu’ils venaient de recevoir, Te roi et ses chevaliers allèrent combattre les Musulmans dans le comté de Tripoli • '^«t dans la principauté d’Antioche ; ils s’emparèrent de .Gésàrée et de la fm’teresse du Harenc, et cé’ qui- acheva , peu de temps après', de reparer la honte des armes chréticnne.s, le sultan de Dartias Y' ayant traversé le Liban, fut vaincu dans une san-'’ glaute bataille, entre le Jourdain et le de Gcnesareth. Baudouin qui n’avait plus rien a r^doii- ■ * ■■ r.. > -i,.
(I^Nous empVunUins ces'détails de la cotnpilàlion arabe jntitulcc Us Deux Jardins. {Voyez An dcîuxiime'v’ohime de la Bibliothèque des Croisades, §. 22. )' •* -
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(or lie ses eunemis , obtint alors eu mariai,"e la ufio nièce de renipereur de Constantinople; celle alliance lui proaira de grands avantages , Qt surtout des richesses et c\es trésors faits pour éblouir les chevaliers chrétiens , qui ne ’cessaiont jamais de connaître la pauvreté que le jpur ou le lendemain
d’ilnc victoire. , •
,r Cependant de nouveaux malheurs menaçaient
la principauté d’Antioche, dont la victoire venait de reculer les limitcsj Renaud, dans une excursion sur les rives de l’Euphrate, était tombé entre les mains des Musulmans, et le peuple qu’il gouvernait restîiit sans chef et sans ajipui. Eaùdpuiu acr' courut avec ses chevaliers siir jes rites de l’Oronto pour repousser les, invasions des Turcs, et prévenir les discoïdes prèles à éclater parmi les chré- liens. La conliancc qu’il inspirait çullil pour rétablir l’ordre ; mais à |ieine avaitril pourvu "au" salut tic la principauté, qu’il tomba nialadc, emjioisonné par un niédecin syrien (i). Dès qu’il sentit son mal, il <se mit en route pdur retournej* à Jé-, rusalein, et mourut dans la’VMc de Bérithe. Ses dépouilles mortelles furent transportées dans, la
(0 l.e nufilccin s'appelait Barak; il était, attache au' comte de Tripoli. Guillaïune 'de Tyr rapporte qn’mic pt- . tilê cliiciuie fut eiiipoisonnee avec les niômcs piUidcs (pi’oii avait dumit'cs au roi de Jcrusalcmi Le m^mc historien se plaint, àjCe sujet, de la confiance que les ptînccs francs de. Sjpiv, à la suggestion de Içnrs, femmes, accorduientiKuix médecins juifs, syriens jet arabes, xle prclercncc aitv mede- ■ cins latins, qui étaient nniius ignorarts. . ' ^ i ^ ■
ville sainte. Sur toute la route on n’entendait que , des plaintes et des géinisseineus ; les peuples des- . . cendaient des montagnes du Liban pour suivre ' le convoi de liaudouin , et jx)ur assister au dou- ^ lourciix spectacle de La mort d’un roi pleuré par scs sujets (i). Le peuple de Jérusalem, qui l’avait vu partir dans la fleur de la santé et de la jeunesse (2), ne pouvait se consoler à l’aspect de son cercueil, et tout le royaume, jdongd dans . l’afUiction, crut voir alors le commencement des jours malheureux.
On regrettait d’autant plus Baudouin III qu’on n’aimait point son frère Amaury, qui devait lui •, succéder (3). On redoutait dans ce dernier une avarice funeste pour les peuples, une ambition dangereuse pour le royaume , un orgueil insupportable pour les barons et les seigneurs. Ges défauts étaient exagérés par la haine , et surtout par la secrète prétention de quelques-uns des grands du pays à la couronne de Jérusalem. Ou alla jusqu’à, proposer de changer l’ordre de la succession au
(1) Guillaume de Tjr rapjwrte que Noureddin, à qui
on proposa alors d’atUquer les. di retiens, rcj)ontlil : «A Dieu ne plaise que, j’aille troubler la douleur que fait éclater ui> peuple tout entier pour la perte' d’unf si grand prince! » Ce fait ne nous a point pam assez autlientiqiie pour être con- r signé dans notre histoire. fVby. Guill. de Tyr.) ^ .
(2) Baudouin mourut trente-trois ans. ‘ ^ '
(3) Guillaume de Tyr fait un long portrait d’Amaliryy nou^ CD avQ^ donne un abrégc'dans \a>. Biblioth, des Crois.^
trôrtc, et de clioisir un roi ^ui, dans les jours de ufio péril, méritât plus rpi’Aniaiiry l’amour et la conliance des cliréticus. De toutes parts il s’éleva des factions, et la guerre' civile allait éclater, lorsque les plus sage, s desl)arons représentèrent que le droit d’hérédité était la sauve-gardc du royaume; ils ajoutaient que ceux <jui voulaient changer l’ordre élaldi, allaient, comme le traître Judas, livrer le Sauveur du mond!e à scs ennemis. Leurs discours, appuyés par la présence des troupes qa’Amaury avait réunies pour défendre sa cause, ramenèrent la concorde et la paix; le frèice de Baudouin fut * couronné roi de Jérusalem.
Dès qu’Amauiy fut monté sur le trône, il diri- nG3 gea toutes ses entreprises vers rEgv'pte,afï'aibliepar ses propres divisions et par les victoires des chré-tiens; le calife dii Caire ayant refusé de payer le , tribut qu’il devait aux vainqueurs d'Ascalon , le nouveau roi de Jérusalem sc mit à la tète de son armée, traversa le désert, porta la^ terreur de ses armes sur les bords du Nil, et ne reyint dans son royaume qii’apr'ès avoir forcé les.Egv ptiens d’aclav ter la paix. L’état où se trouvait alors l’Egj ptc de-' vait bientôt y rap|icler les chrétiens, heureux si leurs tentatives , reuquVclées’ plusieurs fois,’ n’avaient dans la suite favorisé les progrès d’une puissanoe rivale, ' . . , ^ .
L’Egypte était alors le théâtre d’une guerre .pi- ' vile occasionnée par l’ambllion de deux chefs qui se disputaient l'empire. Depuis long-temps les califes du Caire, enfermés dans leur sérail , coinnia
■aGG histoire des croisades. ■
03 ceux de Bagdad, ne ressemblaieiiî plus à ce guerrier dont ils tiraient leiir'origine, et qui disait, en montrant scs soldais et son épée : ma famille
ma race. Encfvés par la mollesse et les plaisirs, ils avaient abandonné le gouvernement à leurs esclaves, qui les adoraient a genoux , et leur imposaient des lois. Ils n’exerçaient plus Iciu- empire ([UC dans les mosquées, et ne conservaient que le lionleux privilège de conlirmcr le pouvoir usurpe des visirs qui corrompaient les armées , troublaient l’état, et se disputaient sur le cbaïup de bataille le droit de régner sur le 'peuple et sur le l. prinpe. Chacun des visirs, pour l'aire triompher sa cause, invoquait, tour-à-tour les armes des [luissanoes voisines. A l’arrivée de ces dangereux auxiliaires, tout était dans la conlusioii sur les bords du Nil. Le sang coulait dans tonies les provinces, versé tantôt par les bouri'canx, tantôt par les soldats^ l’Égypte. était désolée à-la-lbîs pav scs' euneinis, scs alliés et scs habitans (>)-
Chaver qui , auTuilieu de cc^s révolutions , sV'tait élevé de l’humble condition d’esclave à la place de \isir, avait été vaincu et rcm])lacé par Dargain, ua dps principaux olllciers de la milice egyplienne. Obligé de hdr et d’ai)andonnçr l’Ég) pte où régnait son rival, il alla chercher mi asile à Damasi il im-
((J Ivn* notions les plus justes sur l’ctat tléploraRlc de l’Egypte à Cetto c‘poqiie , nous sont fou riiies [r.ir les auteurs :ual)es. ]*ijoiis y. renvoyons, (\oyez au deu^etne volume du ' \a. Bibliothèque -dei Croisades.) ■ i
. ‘ LIVRE Vn. ' -
} dora les secours do Noui'cdtliu, cl lui proruit dos i lril)uls considérables, si ce prince lui fournissait des troupes pour protéger son retour eu Égypte, bc sidtan de Daiyas se rendit aux prières de Cha» ver. Pour commander l’armée q^u’il'resolut d’envoyer en Égypte, il cboisil Chirkou, le plus liabile de scs émirs, (pii j. s’étant toujours montré dur et l'arouchéf dans ses expéditions militaires , devait cire çans pitié pour les vaincus, et mettre à profit, jiour la fortune de son maître, les malheurs d’une guerre civile. Le visir Dargam ne tarda pas à cire averti des projets de Chaver et des préjiaralifs de ^oureddin. Pour résister à l’ora’ge prêt à fondre sur lui, il implora les armes des chrétiens de la Palestine, et leur promit de leur livrer ses trésors, s’ils l’aidaient à conserver sa puissance. . - ^Tandis qne le roi de Jérusalem^ séduit par celle promesse, rassemblait son ai’inée, Chaver, accompagné des troupes de Noureddin, traversait le désert et s’approchait des bords du Nil. Dargam, rpii vint a sa rencontre avec l’arnlée égyptienne , fut vaincu par les Syriens, et perdit la vie dans lahafaille. èientùt la ville du Caire ouvrit ses portes au vainqueur -, Chaver , que la victoire avait délivré de son ennemi, fit répandre des Ilots de sang dans la eapilale pour assurer^ ^on triomphe, et rqç:ut, au milieu de la consternation générale, les lélicilations du calife. , '
Cependant La division ne tarda pas à s’élever enlre^lc général de Noureddin-, qui mettait çhaque jour un prix plus excessif à ses services, et le visir
164 que Cliirkou accusait de perfidie et d’ingratitude. Chaver voulut en vain renvoyer les Musulmans de Syrie J on lui répondit par des menaces j il fut sur ' 1» point d’ctre assiégé dans le Cair# par ses propres ' libératcui’s. Au milieu d’un si pressant danger, • le visir met son dernier espoir dans les guerriers chrétiens, dont il redoutait l’approche. 11 lait au rorde Jérusalem les promesses qu’il avait faites à Noureddin ,* Amaury, qui voulait entrer eu Egypte , quel que fût le parti qui pouvait y doini- ^ lier, sd met en marche pour défendre Cliaver avec la même armée qu’il avait rassemblée pour le combattre. Arrivé sur les bords du Nilj il réunit ses troupes à çelles du visir, et vint assiéger Cliirkou, qui s’était retiré dans la ville de Bilbéis. Le général de Noureddin résista jieudant trois mois à. toutes les attaques des chrétiens et des Égyptiens ^ et lorsque le roi de Jérusalem lui proposa la paix, il exigea, qu’on lui payât les. frais de la guerre. Après une négociation dans laquelle il montra tout l’orgueil *d’un vainqueur, il sortit de Bilbéis, en jnenaçànt encore les chrétiens, et reconduisit à Damas sou armée chargée d(^s 'dépouilles de scs ennemis (1). I
,g3 ^Pendant que les Francs poursuivaient la guerre en Egypte, les provinces d’Antioche ot de Tripoli se trouvaient e.xposées aux attaques de Noureddin.
(1) On peut voir, Biblioth. des Croisades ^ §. le singulier discours qiie l’aüteur'arabe Iba-Alalir met encetl» occàsioB daus la bouche do Ciiirko>u . ’ ' ' .