‹ Histoire des croisades (volume 5)Chapitre 125 sur 209 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

COSariSUATION bu même sujet.

Ce qui ajoutait à la force des communautés relif^icuses , c’est qu’un monastère devenait riclie , et • que chaque habitant du cloître restait pauvre. Souvent les arts les plus somptueux étaient appelés ' à construire un monastère , et dans ce monastère , qui était comme un palais, chaque moine n’occupait qu’une élioilc cellule; l’historien de saint Bernard nous apprend que le pape étant venu à l’abbaje de Clairvaux , on ii’épargna rien pour recevoir Sa Sainteté, et qu’on servit sur sa table mi poisson extraordinaire (i) : dans le meme temps, les cénobites avaient pour nourriture un pain • semblable à celui du prophète , et des feuilles

de liétrcs, bouillies avec du sel. Ainsi se trouvaient réunies sous le même toit la splendeur des grands do la terre et la pauvreté des ermites. Le vœu de pauvreté était celui qu’on observait le plus ligourcusemcut dans les cloîtres. L’abbé Guibert nous parle d’un moine de l’abbaye de Flavigny ,

(i) Hist. de saint Bernard, par Ârnauld de Botincvul , )iv. Il, ch. I .

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