‹ Histoire des croisades (volume 5)Chapitre 142 sur 209 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

CONTINUATION DU MÊME SUJET

Au milieu de tous ces changemens opérés daus. les États de l’Occident et surtout en France , ou se demande quelle fut l’attitude et la politique de la royauté. Quelques écrivains ont mis beaucoup d’importance à nous persuader que les rois avaient peu contribué à l’affranchissement des communes, et qu’ils n’y avaient été portés que par l’avarice et le besoin d’argent. Nous ne perdrons pas de temps à examiner de semblables assertions; car il suffit de connaître l’état de la société au douzième siècle , pour apprécier les motifs qui faisaient agir les monarques; et la véritable question est de savoir ce qu’ont entrepris les rois pour affaiblir ou pour détruire cette anarchie féodale qui opprimait le trône et les peuples. 11 nous semble que Louis-le- Gros et ses successeurs servirent mieux la liberté en combattant la féodalité retranchée dans ses donjons raenaçans, qu’en accordant çà et là des privilèges aux bourgs et aux cités. Ce qu’il y a de certain, c’est que la royauté se trouvait plus intéressée à la chute du régime féodal que les communes elles-mêmes ; elle ne pouvait donc

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