ÉTUDE DES LANGUES, LITTÉRATUHE
On regrette que les croisés n’aient pas d’abord connu les langues de l’Asie. Ils auraient tiré de plus grands avantages de leurs relations avec les Orientaux. La première fois qu’ils trouvèrent des livres arabes parmi les dépouilles des vaincus , leurs clercs jugèrent que ces livres, écrits en caractères diaboliques , ne pouvaient être que l’ouvrage du démon (i) j rien n’était plus rare, surtout dans les premières croisades, que de trouver un chrétien d’Occident qui sût l’arabe ou le syriaque, et dans la ville de Jérusalem personne n’entendait la langue des prophètes. 11 faut ajouter que l’ignorance des Syriens surpassait celle des Francs, et que les Turcs qui se trouvaient en présence des soldats de la croix étaient les peuples les plus barbares de l’Asie .
A l’époque de la seconde croisade, on ne connaissait pas la langue arabe dans la plupart des royaumes de l’Occident j et lorsque Pierre-le-Vénérable forma le projet de réfuter l’Alcoran, il en demanda la traduction à des moines espagnols (2).
(i) Albert d’Aix, Coll, de Bongars. (ZJ/Ww/Zi. des Cfvi's.)
(jt) Annal, bened. , lom. vi, pag. 343, adannuni ii4i.