‹ Histoire des croisades (volume 5)Chapitre 47 sur 209 · LIVRE XXL -i · texte numérisé non relu

LIVRE XXL -i

que rien aux MusulinïTis*p*9ur l’art de la m^rre* Ce fou j^rrgoois , qui donnait tant de peur à'Joinville et à ses couipagnons d’armes, ne le’ur inspira^^ pas même la pense'e de l’imiter’ejt d’en faire uSigo* contre leurs enficinis*. ^ ■-*

Ifllè observation qu’on peut faire en l’I^onBeur

* (ks guerriers de tous ïes temps, c’est que la véptable bravoure n’a jamais recherclié les armes qui inullipliaiont'la moçt sur. le champ de' bataille. VqîKi pourquoi les chevaliers chrétien^ se soumi-

• rent si facilement'aux decrets de l’Éiglise^ qui leur intei'dirent l’usage de l’arbalète. Los armes meurtHcres ôtent en cflfel à la valeur personnelle une grande paftic de asceurlant et de sa gloire. ïh.

, ne serait pas 'déraisonnable ■'de,< penser que Ids mojens.les plus actifs de détruire ■f espèce humaine dans les combats , biil qlé révélés aux hommes par le génie de la peur : riiisloire se plaît à'répéler en celte occasion que l’usage du*feu grégeois commença cli^.un peuple qui avait perd'û sa réputati(%Hb'ii!iUire , et que plus tard la' poudre à canon , au lieu d’étremne invention des camps, fut décon-; verte dans )a solitude paci/ique d’un cloître.

Dans chacune des armées chrétiennes s(? trouvaient des hérauts d’armes qui proclamdlent les

• •^ordres des chefs et publiaicht le ban par lequel on

so mottait en possession des villes ebdes provinces. Au milieu de l’'ar!néc llollait l’élQndard de la croisade, pqrté par un comte -oii*un. chevalier; c’était l’oriflarntiic de saint Denis , ou l’étendard de saint Pierre': ou bien^unc bannière bftiie par le

■. ic8*^ HISTOIRE DES CROISADES.

' pape:* ftliaquo iroupe'oivcltaquc bataillon avait V son drapcaivpai'liculier* autour duquel sp réunissaieilt' les croise^ du même pays , et parlant la niêrne langue. O^invoyait sur ce drapeau les armoiries et les couleurs distinctives des seigneurs baimei-cts qui conduisaient leurs vassaux à la «roisade. Dans plusieurs guerres saintes, les* croisés avâicfnt une bannière que les chroniques ^linés appellent standard^ et que les Italiens appelaient ■ ca/Tocchiof, Le standard était une grosse poutre surniontée-^d’un drapeau fluUant et placée, sur -, quatre roues. On avait coutume de confier la garde du standard <à une troupe d’élite , surtout dans les <ÊombaLs qui se livraient eu plaine j c’élûit auprès * de cette bannière qp’on portait les malades, les blessés, quelquefois niême les guerriers morts dont . ou voulait bonoiyr la rnéntpire'(i)j'»*

’ Les chroniques du temps* sont 'remplies de discours prononcés au milieu des combats. « Opposez » une âme 'intrépide au danger, disait Richard » aux soldats de la croix rangés en bataille devamt Jaii'a; les‘bnnj|jmis occupent tous les chemins:

, -^tenter la fuite ^ c>est courir à la mort. Recevez » avec reconnaissance ^a couronne du martyre,

») maisivengeons d’avance notre trépas, et rendons » grâces à Dieu pour la faveur qu'il nous accorde^

(i) Gaulliier Viiiisauf nous a laissé une description du

standard poi lexlaiis les armées de la troisième croisade.

, {Diblioth. des CAn's'.) On trouve une description semblable

* dans les auteurs arabes. ( Voyo2 les extraits qu’eu u donués

. M.^Ucuiaud, §§. Liv et lx. ) .

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