‹ Histoire des croisades (volume 5)Chapitre 86 sur 209 · LIVRE XXir.' iRg · texte numérisé non relu

LIVRE XXir.' iRg

ter quelques avantages pour radmirûstraliori du royaume, el des lumières utiles pour la couronne. En partant pour la guerre sainte , les rois avaient coutume de publier des ordonnances ou des édits, qu’ils jugeaient propres à réparer les maux de leur absence, et dont la législation naissante put s’enrichir. C’est en s’embarquant pour Tunis , que Louis IX rédigea les plus sages de ses lois ; rempli des saintes pensées de la croisade, il régla avec soin le royaume qu’il aimait comme la prunelle de ses yeux (i), et les institutions du monarque justicier furent ses derniers adieux à la Fiance.

Pour résumer notre opinion, nous dirons, en terminant ce chapitre , que la France fut le royaume de l’Occident qui profita le plus des croisades, et que ces grands événemens ajoutèrent surtout à la force de la royauté, par laquelle la civilisation devait arriver. Dès le temps des guerres saintes , on ne séparait plus la nation française de scs rois ; et tel était l’esprit des peuples qu’un vieux panégyriste de saint Louis ne croit pouvoir mieux honorer la mémoire du monarque français qu’en parlant des merveilles et de la gloire de la France (2) ; une observation curieuse , c’est que la dynastie des

(1) Expressions de Philippe-le-Hardi , dans sa lettre à l'occasion de la mort de saint Louis, Coll, de Ducliesne. {Biblioth. des Crois.)

(2) Pane'gyriqiies de saint Louis , Coll, de Duchesne. ( Bibliolh. des Crois. )

Curloviugiens s’était établie par les victoires remportées sur les Sarrasins qui avaient passé les Pyrénées, et que la race des Capels accrut sa puissance par les guerres entreprises contre les iufi<icles qu’on alla chercher en Orient.

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