‹ Histoire des croisades (volume 5)Chapitre 94 sur 209 · UVRE XXII · texte numérisé non relu

UVRE XXII

Germanie voulut que le génie et la puissance de Cliarles-Quinl fussent opposés à l’arabiliou et aux progrès rapides de Soliman.

Au milieu de ces guerres , où l’indépendance de tous’ les peuples chrétiens était menacée , nous ne pouvons oublier le royaume de Hongrie , qui mél’ita d’être appelé le Bouclier et les Thermopiles de la chrétienté (i). La nation hongroise, qui, au dixième siècle, avait été la terreur de l’Allemagne et de l’Italie, combattit pendant deux cents ans les Turcs devenus maîtres de Constantinople; elle leur livra plus de combats que l’ancienne Grèce n’en avait livré aux Barbares et aux soldats du grand roi; mais elle manqua de poètes et d’historiens, et les j)rodiges de sa constance et de sa bravoure ont été à peine connus de la postérité.

(i) Æncas Sylvius, Discours relalifs aux croisades. ( Zîjhliotli. des Crois.)

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