ET DE LA BÉDECISE
— .——R nous reprochera de sortir trop souvent de notre sujet, et d’arrêter notre attention sur beaucoup de choses qui n’ont pas un rapport direct avec les croisades. Nous imitons les pèlerins , qui , partis de leurs foyers pour visiter le tombeau de Jésus-Christ, regardaient néanmoins il droite et à gauche sur leur route. Lorsqu’ils revenaient dans leur patrie, ce qu’ils disaient des pays qu’ils avaient traversés, des peuples qu’ils avaient vus, n’était pas ce qui intéressait le moins leurs auditeurs dans le récit de leur pèlerinage & Jémsalem. Peut-être obtiendrons-nous la même indulgence de nos lecteurs pour les digressions où notre esprit se laisse quelquefois entraîner.
Les progrès des arts et des sciences du douzième siècle ne doivent pas sans doute être attribués à la seule influence des croisades. II faut remarquer néanmoins que la passion du savoir, le besoin de s’éclairer,
' Noos cUcroQS à ce sujcl les paroles qae les niusiilmans mciioui dans la bouche de Mahomet :
• tes royauD)cs <ia monde sc sont présentc.s devant mot et mes ycox ont franchi l.i distance de
• rOrient et de l’Occideiit. Tout ce que j’ai vu fera partie tic la dominatloo de mon peuple.* (Vojei ronvrage que M. Itciuaud a publié sur les monuments arabes, persans et turcs do cabinet do >1. le duc de Ittacas, ouvrage qui ne se borne pas ii quelques sèches descriptions, mais qui renferme oce foule de notions nouvelles sur i'Iilsloirc, les aojanccs et les loccurs des nations musulmanes, l. I. p. 3».)