‹ Histoire des croisadesChapitre 191 sur 213 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Arrivé au terme d’un long travail, nous regardons autour de noos, et la marche politique du monde nous inspire de curieux rapprochements.

Rappelons-nous un moment l’état où les croisades ont laissé l'Orient, et voyons quel est l’état de l’Orient dans les jours où nous sommes. A la fin des expéditions de la croix, les puissances musulmanes tombaient toutes en décadence; on pourrait croire que les

' Olivier Scholisliqne {Bitliolhiçu Jet Croitades)

> Vojer S ce snjcl li lin de noire jrllcle sor Jjcqoes de Vilrl (BiJI/oUdîne dft Croltadet), NotÊ «vous en ans»i ie bonlienr de relronver l’iiisluire des croisades, écrite en ricox français par Uernard le Trésorier, histoire qu'on croyait perdne. tVoyez ia Bib'iothdqut det Croitades. )

nations mahométancs avaient épuisé dans leur lutte contre les invasions latines tout ce qu’elles avaient de sève et de vigueur. Aucune de ces puissances n’a pu se relever avec éclat depuis cette époque. L’islamisme a perdu sa force; les institutions qu’il a fondées n’ont fait que dépérir. Les tentatives de réforme et de renouvellement social en Asie n'ont abouti qu’à rendre plus rapide et plus complète la chute de l'empire du Coran. C’est en vain que la loi du prophète arabe s’efforce de retenir l’Orient, qui lui échappe; la loi chrétienne victorieuse va commencer de nouveaux destins pour ces lointains pays, d’où elle nous est venue.

Dans l'histoire des sociétés, il se rencontre des révolutions qui marchent lentement à travers les âges et parmi les peuples divers : la providence les dirige, le temps seul les mûrit et les achève, et l'homme peut à peine les apercevoir et les juger, parce que l’homme n’occupe qu’un point dans l’espace et dans la durée. Il en est de ces révolutions conune des comètes voyageuses qui s’avancent dans l’immensité et qu’on aperçoit à de grands intervalles : elles apparaissent à une génération et ne se montrent ensuite qu’à des générations éloignées. Nous ne voulons pas dire par là que nous soyons revenus au temps des croisades ; mais il nous semble du moins que le vaste et mystérieux travail des guerres saintes, qui avait pour but la conquête et la civilisation de l’Asie, se reproduit dans plusieurs des grands événements dont nous avons été témoins et dans ceux qui se préparent. Aujourd’hui, comme au temps des guerres sacrées, tous les lieux oii les croisés plantèrent leurs étendards fixent l’attention de l’Europe chrétienne : la Grèce, Constantinople, l’Afrique, l’Égypte, la Syrie, la Méditerranée et ses Iles, sont les points sur lesquels maintenant les fils des vieux Francs attachent leurs regards. Un tel retour des idées et des instincts des peuples ne tiendrait-il pas à une grande révolution qui dans l’antiquité et dans le moyen âge tendait à rapprocher l’Orient de l’Occident ' 1

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PIECES JUSTIFICATIVES

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