III.— Paob
telire d< SMIm, empemr des Tares, i don Jaan d'Aatriclie, lui mvoirant dei prdMals, IrtdtUt d« turc, cl cTtraite du muuuscfU de P. Dupun. qui eut à la BiMotkique du rai, eau le >« S29, et aqimt pour titre, divers meraoires serrant il l'histairc de Tuiqate.
Selim , du très-haut et très-glorieux sultan Soliman fils treizième , empereur des Turcs, roi des rois, dompteur des provinces, expugnatcur des armées, invincible par terre et par mer , n'a point à dédain , entre ses très-hautes pensées, do donner lieu et place à toi , Juan d’Autriche, capitaine de singulière valeur, et avec son sceau d’or et incomparable, qui fait bienheureux qui le regarde , visiter la vertu , ô jeune homme très-généreux ! qui l’as mérité en cet espace de temps que tu as été seul qui aies donné commencement aux pertes et dommages que jamais la très-haute et toujours heureuse et admirable maison des Ottomans aitsentis et reçus des chrétiens ; ce qui m’a invité, encore que je sois offensé , à te rendre , par les dons et présents que je t’envoye , ample et illustre témoignage do ta vertu ; et lesquels dons et présents , si tu les considères comme tu dois , tu les devras certainement estimer beaucoup plus que ta haute et bonne fortune , attendu qu'ils te sont envoyés par celui lequel , étant entre tous les hommes le plus grand , se fait un peu moins que égal à toi par ces siens présents et libéralités ; ce qu’il a été plus facile à beaucoup de désirer que d’espérer obtenir. Prie Dieu qu’il te garde de notre ire.
Healiln earojrés.
Six robes zibelines, une desquelles a été achetée dix-huit cents écus.
Deux robes de martre , de valeur de mille écus.
Trois robes de loup-cervier ; l’une desquelles est doublée francée de satin cramoisy , brodée à l’environ d’or battu , plus d’une paulme de large là où est portraict la vie de Selim , ayeul de cestuy Grand-Turc , de valeur de cinq mille ducats.
Quatre tapis grands ouvrés d’or et de soie , très-beaux.
Seize couvertures de lit sans poil , poliétées en partie d’or , partie de soie.
Deux douzaines de couvertures toutes ouvrées en or et soie, très-belles.
Douze douzaines de couteaux de table fournis de pierreries.
Deux douzaines de cimeterres , partie avec fourreau et manche avec force pierreries; en l’une desquelles est une très-grosse perle et de très-grande
' Le A Jearier tSIO. le toi de Naples ■ paUM m dderel par ieqiel U rdloLUi l'ordre de Malle, dans ses Etais et loi rend les comnunderles qui lui apparteoaienl aoporaraai. Le 33 de ce mois, U rèialilisscment de l'ordre fotcdléliré parooe cerdmooie rellfleose, daos l'iflisedeSalot-Ferdioiiid, eu prdseoce do bailli CudMa, lleoienaol du maiisldre et de tous les cbOTaliets de Halte le boorou •lors b Naples.
valeur, et sont toutes en damas de très-bonne trempe et de parfait taillant.
Ouatro douzaines d’arcs avec leurs (lèches.
Six selles do cheval , toutes garnies d’or et d'argent, et très-belles.
Cinq douzaines d’élriers ornés à la damasquine , et très-beaux éperons.
Une douzaine de verres et vaisseaux de cuir à boire, garnis d’or.
Autres très-beaux flacons ou bouteilles pour boire eau, garnis d’or, et jilusicurs autres choses seigneuriales.
Plusieurs robes à la turquesque, partie courtes, partie longues, de toile d’or , avec pierres précieuses.
népossede Jasa d'Aulriebe, général de l’armée ebrciicnne, à Séltm, empereur des Tores.
Par les mains d’.Acomat de Natolio, eunuque , j’ai reçu de ta part , avec bon augure , ta lettre et tes présents ; l’un digne de ta libéralité , et l'autre du témoignage do la vertu qu’il a plu à Dieu me donner pour la défense de ses fidèles et offense de la maison ottomane , à laquelle , en garçon de peu d’expérience (comme tu m’appelles) , j’ai été seul le commencement du donamage qu’ont pu expérimenter tes armes. Tu peux considérer quelle fin s’en doit suivre, puisque tu me confesses capitaine de vertu singulière. Du tout je te rends grâces , et, pour récompense , je terenvoyeScolti; Scolti... venu... par ton commandement pour reconnaître les appareils des chrétiens, lequel ayant pu faire mourir, non-seulcmeut je lui ai donné la vie, mais fait voir à son aise toutes mes provisions et desseins , qui sont de te faire continuelle guerre ; à tant tu ne dédaigneras de compter au souverain degré de tes plus grandes grandeurs que Juan d’Autriche ail accepté les présents et répondu aux lettres de Selim , empereur turc.
Ces deux lettres sont sans date ; mais il est facile de voir qu’elles ont été écrites après la bataille de Lépante. La lettre originale do Sélim, écrite an turc , est scellée au commencement et à la fin du sceau impérial.