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en Hongrie sk mille bonnnes d'élite sous les ordres du comte de Coligni et du marquis de LaFeuillade. Le pape ne voulut pas rester neutre dans cette guerre qu'on allait faire aux musulmans : il accorda h l’empereur un subside de soixante-dix mille florins et la faculté de lever des décimes sur tous les biens ecclésiastiques dans les États autrichiens ; il fournit quelques troupes levées dans l'État romain, et pour rentretien de cette milice il employa deux cent mille écusque le cardinal Mazarin avait légués dans son testament pour la guerre contre les Turcs. Tous les secours réunis du pape, du roi de France et des autres États confédérés, formèrent une armée de trente mille hommes. Celte armée, réunie à celle de l’empereur, marcha sous les ordres de Monlécuculli, et remporta une victoire décisive dans les plaines de Saint-Gotbard. Les Ottomans sollicitèrent une suspension d'armes ; les passions jalouses qui avaient cmpéché d’abord qu’on ne poussât la guerre avec vigueur, permirent au divan de conclure une paix avantageuse.
Les Ottomans , délivrés ainsi d’une guerre foimidable, purent diriger toutes leurs forces contre l’ile et la ville de Candie, que Venise, aidée seulement des vaisseaux du pape et de la bravoure de quelques chevaliers de Malte, ne pouvait plus défendre. La France envoya une flotte et six mille hommes de troupes au secours d’une ville chrétienne assiégée par les infidèles. Ces troupes étaient commandées par le duc de Deaufort et par le duc de Navailles. L’aventureux duc de La Fcuillade alla braver aussi les périls de cette guerre à la tête de trois cents gentilshommes qu’il entretint à scs frais. Parmi les chevaliers que l’amour de la religion et de la gloire conduisit alors en Orient, l’histoire se plail à citer le comte de Saint-Paul, un comte do Beauvau , un comte de Créipii , et le marquis de Fénelon, dont les soins avaient élevé l’archevêque de Cambrai et que son siècle regardait comme le modèle des jrreux. Son jeune fds, qu’il avait conduit avec lui, fut blessé dans une attaque contre les Turcs , et mourut de ses blessures. La France, dans la même expédition, eut à pleurer une autre espérance de la patrie et de la religion, le duc de Beaufort. Mascaron, qui prononça l’oraison funèbre de ce nouveau Machabéc, décrit ainsi son trépas : a Après la fuite de tous les autres, cédant plutêt au nombre O qu’à la force, il tombe sur ses propres trophées, et meurt d'une < mort la plus glorieuse qu’un héros chrétien puisse souhaiter, l’épée a à la main contre les ennemis de son Dieu et de son roi , à la vue de