LIVRE VINGT-ÜNIÈME
mépriser le temps et les lumières qu’il nous donne ; je pense qu’en toutes choses il peut nous aider à bien faire , et je suis patiemment ses leçons. Dans un siècle où nulle chose ne reste longtemps à la même place; où tout s’improvise, même les empires; où rien n’étonne que ce qui dure , je désire qu’on puisse dire un jour de moi que je suis resté trente ans avec la même idée. Voilà toute la gloire que j’attends.
La diversité des objets et des questions que }''ai à traiter m’a fait adopter une forme nouvelle dans mon travail, je diviserai mes deux derniers livres en chapitres : l’avant-dernier livre est un tableau général des croisades ; dans le dernier, je ferai connaître ce que les croisades ont produit de biens et de maux chez les générations contemnoraines et dans la postérité.