‹ Histoire des croisadesChapitre 61 sur 213 · LIVRE VINGT-UNIEME · texte numérisé non relu

LIVRE VINGT-UNIEME

le désordre dans les armées qu’elle suivait. Un chroniqueur qui aval: assisté à une défaite des croisés, déplore la misère de cette foule désarmée, et s'écrie avec amertume : « Plût au ciel que le pape, qui « a défendu aux princes d’emmener avec eux des chiens et des » oiseaux, qui a fait des règlements sur les habits et les armes des « chevaliers, pbit à Dieu qu’il se fût occupé du pauvre peuple partant « pour Jérusalem, qu’il n’cèt pas permis aux faibles de prendre la U croix, qu'il eût donné aux forts un glaive au lieu d’une panetière, « un arc au lieu d’un bâton ! » Odon de Deuil ajoute que ces pèlerins sans armes empêchaient les guerriers chrétiens de combattre et n'olfraient qu'une proie facile aux barbares. Aussi, plus leur nombre diminuait, plus les armées de la croix devenaient redoutables. L’histoire a moins à déplorer les désordres qu’entraînait une midtitude inutile, lorsque les croisés se rendirent par mer en Orient.

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