‹ Histoire des croisadesChapitre 82 sur 213 · L. Mauge; Monarchu française, par Montfiaciuu · texte numérisé non relu

L. Mauge; Monarchu française, par Montfiaciuu

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par les exploits vigoureux de Godefroy de Bouillon, de l’empereur Conrad, de Robert de Normandie, et de plusieurs autres chevaliers de la croix Leurs boucliers et leurs cuirasses doublées de laine suffisaient pour arrêter ou amortir les flèches des ennemis; une expression familière aux chroniqueurs en nous montrant les croisés sur le champ de bataille le corps hérissé de javelots, c’est de nous dire qu’ils étaient semblables à des porcs-épics. Un histoiicn anglais compare Richard sortant de la mêlée, ses habits tout percés de flèches, à une pelote couverte d’aiguilles*. Les i>èlerins d’Europe, avec leur bouclier de bois, de cuir ou d’acier, leur cuirasse noire, leur casque de fer et de bronze, leur tunique de serge de Reims, leurs chevaux couverts de mailles, présentaient à l’Orient un spectacle nouveau. Les musulmans qui, au siège de Ptolémaïs, les apercevaient des hauteurs du Karouba sortant en foule de leur camp, croyaient voir, selon l’expression des chroniques arabes, des serpents écaillés et d’innombrables founnis courir et s’étendre sur de vastes plaines*. Raoul de Caen, en parlant de la bataille de Dorylée, nous représente les croisés brandissant leurs lances, tirant le glaive, couvrant leurs poitrines de leurs boucliers échancrés. Le sultan de Nicée, si on en croit les chroniques contemporaines, disait aux Arabes qui lui reprochaient sa fuite : a Les lances des Francs brillent comme des astres radieux ; a leurs cuirasses et leurs boucliers jettent des feux pareils à ceux de a l'aurore au printemps, et le bruit de leurs armes est plus redoutable a que celui de la foudre*. ».

Les machines de guerre employées dans les croisades étaient les mêmes que chez les Romains. On y voyait le bélier, grosse poutre armée d’une masse de fer, qu’on poussait contre les murailles avec des c&bles et des chaînes ; le muscule, qui mettait à l’abri les travailleurs et que le cuir et les briques défendaient de l’atteinte du fer et des pierres; le pluteut et le vinea, couverts d’une peau de bœuf ou de chameau, sous lequels se plaçaient des soldats chargés de protéger ceux qui montaient à l’assaut; les catapultes et les batistes, d’où partaient d’énormes javelots, et qui lançaient des quartiers de roc et quelquefois même des cadavres d’hommes et d’animaux ; enfin lei tours roulantes à plusieurs étages, dont les sommets dominaient les

1 Robert le Moiae, Odoa de Deoil, Raoul Dicet CrvittuUi).

< Gialbier YinUauf {BiMMUqu éti Cr9i$u4tt),

^ Boba-Edtlia, 10100» irebes, §§ XLVU, LIY, clc, {Bibliolhèpie iu Cfo/aadM).

« Robert le Holie, Coll, de Bongars ( BiUiMqwe iu Cmmitt ).

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