‹ Histoire des croisadesChapitre 92 sur 213 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

connaître à fond l’esprit des croisades, il n’est [las ' inutile de savoir quels ont été dans la guerre et dans la

paix les rapports des chrétiens et des musulmans. Au V:-' milieu de l’animosité réciproque, rien n’était plus diliicile qu’un rapprochement ; et les relations entre les deux peuples, ou plutôt entre les deux croyances ennemies, n’ont pas dCi être fréquentes. Le premier exemple que nous en offre riiistoire , c’est au siège d’Antioche. On sait qu’alors il- arriva au camp des croisés une ambassade du Caire ; les guerriers chrétiens, peu accoutumés au langage des négociations, conduisirent les ambassadeurs sur le champ de bataille, et, chargeant en quelque sorte la victoire de parler pour eux, ils offrirent à la députation égyptienne les têtes îles vaincus comme un témoignage de leurs sentiments et de leur puissance. Quelques-unes de nos chroniques nous apprennent qu’une ambassade chrétienne accompagna au Caire les députés du calife * *

* Ekkard, ColL de Hartennc {Bihliothiqiu de* CroUade*),

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