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Ens la fin des croisades , la diplomatie se ressentit de la discorde qui régnait à la fois parmi les chrétiens et parmi les musulmans. Dans l’expédition du roi de Navarre, on yoit les princes croisés traiter, les uns avec le sultan du Caire, les autres avec le prince de Damas Les pèlerins de l’Occident négociaient quelquefois avec les Sarrasins ou les Turcs, sans l’adhésion des chrétiens du pays, et souvent il arrivait que les chrétiens d’Orient terminaient une gucn*c sans en avertir les croisés. On sait combien il y avait dans la tciTc sainte d’autorités différentes et de gouvernements divers. Les templiers et les hospitaliers, les nations d’Europe établies dans les villes chrétiennes, tous entretenaient des relations plus ou moins directes avec les puissances musulmanes ; tout le monde avait le pouvoir, sinon de conclure une trêve, au moins de la rompre. Aussi, les princes souverains de la Syrie et de l’Égypte disaient-ils qu’on ne pouvait placer aucune confiance dans les chré-
■ Outre ce traité original entre Philippe le Hardi cl le roi de Tunis, on peut citer comme nor.s ayant été conservés par les hisiorions arabes, t® celui qui fut rédigé en 681 (1282 de Jésus-Cliri>l ) entre le aulian d'Égypic et de Syrie et les templiers; 2® celui qui (ut conclu l'année suivante avec la vi.tc d'Acre; 3* eu G84 le traité du sulun avec le roi de la petite Arménie; 4® le traité avec la princesse de Tyr ; S» le tnité avec les rois d’Aragon et des Deux-Siciles ; 6® le traité avec la république de Gènes. M- Reinaud a eu occasion de parler de ces diverses pièces dipioroaliqnes dans scs Extraits des auteurs arabes. On les trouvera accompagnées de tous les éclaircissements conveuablcs dans la liibliothèque dts Crouadet.
* Cuntinuatenr de Guillaume de Tyr, Coll, de Martenne [BibUolhèque des Croisades).