‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 103 sur 323 · Le R. P. Piollet · texte numérisé non relu

Le R. P. Piollet

sortent deux fois par an de leur pays, et s'en vont déporte en porte, jusque dans la capitale demander l'aumône, .le les ai vus

et entendus moi-même et leur ai donné une pièce d'argent. C'est alors qu'on me raconta leur histoire '. »

L'inhumation est admise très généralement par les peuplades de Y Afrique; plusieurs entourent immédiatement le cadavre de

terreau de fourmilière ou de fine terre, et amoncellent des pierres par-dessus; à son tour chaque passant dépose sa pierre sur le tumulus ainsi formé. Les Vazimhas et les Hovas de Madagascar construisent des grottes artificielles à usage de sépulcre, et y mettent les défunts entre quatre dalles dressées; une cinquième pierre sert de toit et complète le monument.

Chez les Damaras, on coud le cadavre dans une peau de bœuf avant de l'inhumer.

Très souvent chez les nègres, le corps est descendu dans un trou, et disposé selon l'attitude accroupie signalée aux âges préhistoriques.

Parmi les procédés admis par les anciennes tribus de X Amérique, pour rendre des devoirs aux parents décédés, la dessiccation des cadavres semble avoir remplacé l'exposition des corps; du moins cette méthode était celle suivie parles Indiens Cariscos, Cabucos et Tapinambars qui habitaient le sud de la province de Pernambuco au Brésil. C'est en disposant à l'entour un grand feu qu'on obtenait cette sorte de momification , par laquelle le défunt était littéralement fumé comme une viande de conserve. A l'intérieur du cadavre on infusait de la résine pour éviter la décomposition; le corps, ainsi préparé, était tantôt suspendu à la paroi du mur, tantôt conservé au logis dans un hamac.

Les personnages illustres étaient embaumés; et dans leurs fêtes solennelles les Péruviens faisaient apporter sur la place publique les momies de leurs empereurs, qui présidaient ainsi en personne, aux réjouissances populaires. Quant aux individus de moindre condition , les Indiens de la Cordillère des Andes péruvienne cherchaient à les déposer dans des endroits escarpés.

Chargé d'une mission archéologique à travers l'ancien empire

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