‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 113 sur 323 · Arist. Dupont, Populat. prirn · texte numérisé non relu

Arist. Dupont, Populat. prirn

Il l HISTOIRE DES CROYANCES, MŒURS, COUTUME-.

Paris se proposa il y a quelques années d'apprendre à son chien (un caniche de choix), non point à lire, niais à articuler seulement les voyelles. Malgré sucre et bâton, il fallut, après six mois de tentatives infructueuses, renoncer à ce projet, « l'élève n'ayant profité en quoi que ce fût des leçons persistantes de son maître. » Elle est immense en effet la différence qui existe entre « le cri émotionnel de l'animal », et l'expression articulée du verbe humain, seul capable de généraliser et d'abstraire.

Le langage parut : il changea l'univers !

Et de la brute à l'homme affirma la distance f.

On a essayé de soutenir qu'à une époque avait vécu Y homme sans parole. Sur la seule découverte de la mâchoire de la Naulette2, et faute d'un examen suffisant, Haeckel avait imaginé un type primitif d'homme muet (homo-alatus). Cette hypothèse avait, du moins pour son inventeur, l'avantage de nous rapprocher des singes; mais elle tomba bientôt, et pour cause, dans le discrédit le plus mérité.

Faut-il, à ce propos, rappeler l'histoire d'un professeur de Cincinnati, M. Garner, qui après avoir composé en 1891 un travail tendant à établir que les singes ont des formes vocales, un idiome spécial leur permettant de causer entre eux, avait annoncé pompeusement la publication d'un Dictionnaire du langage des singes ?

Connaître une conversation échangée entre singes, serait la plus piquante des révélations ! Et si le fait était constant, l'hiatus immense séparant sous ce rapport le monde animal, de l'humanité, diminuerait singulièrement.

Quelle pouvait donc être l'étendue du jargon de la bête simienne? Quel était aussi le genre d'idées éveillées par ses cris aigus ou ses affreux hurlements?

Ce naturaliste voulait bien concéder que les vues généralisantes,

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