Liv. III
3. Luitur etiam homicidium certo armentorum ac pecorum numéro (De more Germ.).
On cotait les artisans ei les industriels d'après L'importance de leur métier e1 de leur art : un esclave bourguignon, ouvrier en
or. valait 150 sous; 100 sous s'il ne travaillait que Vargent; ,v> sous s" il était messager ou serviteur; 50 sous s'il s'occupait à la forge.
En descendant plus bas dans l'échelle sociale, le chiffre diminue à proportion : ainsi le berger allemand qui surveillait quatre-vingts moutons, le maréchal qui soignait douze chevaux, \c cuisinier chef (aidé au moins d'un jeune marmiton), et le pâtre qui gardait quarante pourceaux étaient réputés égaux; on estimait que la vie de chacun deux valait seulement ïO sous.
La loi des Frisons consacrait la vengeance arbitraire de la part de la famille, sauf toutefois deux restrictions qui méritent d'être rapportées : 1° le coupable dont on avait juré la mort ne pouvait être attaqué chez lui; et 2° on eût violé la loi en le frappant pendant qui! se rendait à l'église ou au tribunal.
On avait le droit de le tuer, mais non d'entraver l'exercice de sa foi ou l'œuvre de la justice.
Les coups de bâton chez les Frisons étaient d'un bon marché exceptionnel : quand il n'y avait pas effusion de sang, c'était un demi-sou de composition; dans la loi salique, le coût était de 1 5 sous, si le sang avait coulé, et de trois sous seulement pour les coups de bâton moins violents.
La loi saxonne estimait à six schellings quatre dents cassées sur le devant de la bouche, et à trois schellings une déchirure au
/irz.
Les idées germaniques sur le droit de vengeance privée aboutissant à une sanction pécuniaire, se retrouvent dans la loi salique, qui prévoit les moyens de régler les cas de meurtres les plus odieux, au moyen d'un simple pacte1. La seule intervention de l'autorité consistait à toucher au nom du fisc, dit Tacite, une partie de l'argent2, soit ordinairement le tiers.
La part de la victime s'appelait faida^^ et celle du fisc le fre-