Pardessus, 349, Loi salique
dispositions de la loi; quant à nous, c'est sur les textes les mieux vérifiés ([lit4 nous avons recueilli les indications qui vont suivre :
Pour meurtre d'un Romain tributaire : '><"> sous, — ... d'un Romain libre : 100 sous, — ... d'un convive du roi, 150 sous.
Pour infusion empoisonnée donnée en breuvage1 ou pour une jeune fille mise à mort2 : 200 sous.
Pour meurtre, soit d'un enfant ayant des cheveux, c'est-à-dire déjà grand'; soit de l'hôte que l'on recueille sous son toit; soit enfin d'un grafion ou comte, chef de province : 600 sous.
Pour la mort d'une jeune mère de famille : 700 sous; pour celle d'un antrustion4, 1.800 sous.
En général, la somme était triplée en temps de guerre, les agressions étant alors plus blâmables que jamais.
Comme la vie, les blessures avaient aussi leur estimation dans la loi salique : ainsi le tarif attribuait 15 sous d'or, à raison de la perte du doigt médius ou du petit doigt5, — 35 sous pour une oreille coupée ou l'index mutilé, car il servait à tirer l'arc, unde sagittatur, — 45 sous pour ablation du pouce ou blessure soit à la main, soit au nez, si quis nasum capalaverit , — 100 sous pour avoir arraché la langue, c'est-à-dire juste autant que pour un infanticide. C'est seulement, en effet, quand l'enfant comptait quelques années, quand il avait des cheveux, comme nous l'avons vu [crinitus), que l'on jugeait utile d'édicter, pour protéger sa vie, une amende de G00 sous.
Il est vraisemblable que tout méfait quelconque était réprimé selon des tarifications locales. Dans les textes divers que nous avons sous les yeux, on lit des particularités comme celles-ci : telle composition était due si l'on maraudait dans le champ du voisin, si l'on volait un agneau ou un petit porcG. Dans ce dernier cas, la peine élait d'un sou; mais elle était triple si l'on enlevait une truie ayant du lait7. Enfin « si l'on coupait les che-