‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 132 sur 323 · Olim du Parlement, II, p · texte numérisé non relu

Olim du Parlement, II, p

vénéré. Ainsi les Archives de Hupclmondc * ([). 323) relatent qu'en 1301, « conformément à l'Arrêt intervenu, l'héritier de

Jean Borluat envoya quelqu'un en pèlerinage à Roche-Madour,

avant la Saint-Martin, pour le soufflet que ledit Jean liorlual avait donné à Jehan de Brune ».

Les registres du Parlement de Paris contiennent plusieurs décisions semblables. Cette juridiction jugeant les pénalités ecclésiastiques plus utiles que les autres se les appropriait au besoin. Ainsi le *2i juillet 1367, le Parlement rendit l'arrêt suivant : <( Sur ce, qu'à Martin Blondel estait reprochié d'avoir juré vilain serment, — craclié et vilipendé la croix, — rompu par despit deux images, l'une de Dieu l'autre de la Sainte Vierge Marie... ; et il en requist grâce à la Cour...

« Tout leu (lu) et considéré; et de ce que les présents sont d'accord : la Court ordonne que Blondel jûnera tous les vendredis d'un an, en pain et eauc, commencera vendredi, Saint- Jehan venant; item qu'il jûnera tous les samedis de l'an après; item que dedans la feste de Nostre-Dame, en septembre prochain venant, il ira à pie à Nostre-Dame de Boulogne-sur-la-mer en pèlerinage. — Et de ce, il rapportera les testimoniaux (les preuves) d'y avoir esté; item qu'il paiera au Roy 50 francs d'or2. — Et à ce, l'a condamné la Court. — Et il a juré aux Saincts Évangiles de l'accomplir en bonne foy et sans fraude. »

Dans les déclarations d'août 1671 et du 16 janvier 1686, on édictait les peines du carcan, du fouet et des galères à l'égard de ceux qui commettaient une fraude dans l'accomplissement du pèlerinage imposé. Le contrôle en effet était difficile; de là l'extrême rigueur de la répression.

Les Croisades furent également considérées par les Parlements comme étant un mode de réparation légale3.

Enfin Y amende honorable fut une peine commune aux juridictions civiles et ecclésiastiques; on imposait au délinquant de la faire : « à genoux, en chemise, à la porte des églises, la hart

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