‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 138 sur 323 · De rer. nat., III · texte numérisé non relu

De rer. nat., III

8. Piis omnibus retinendus est auimus in custodiâ..., ne munus humamim attignafinn a Deo de/ugisse videamini. (De Rep., VI, 8.)

[DE, PARRICIDE, BTC. 25'.»

que, \n)uv L'Orateur romain (jui s'en explique ailleurs1, « cette permission de se détruire peut résulter simplement d'un juste désir de mourir, désir dans Lequel, dit-il, le vrai sage est autorisé

à voir L'indication d'une volonté divine », il en résulte qu'à tout prendre la Légitimité du suicide est bien admise par Gicéron.

Sénèque le philosophe1, Martial, Juvénal, nous apprennent que les suicides romains se perpétraient surtout par pendaison, chute, et absorption de charbons ardents ou de cendres brûlantes3.

Pline considère la faculté de s'arracher la vie, quand bon semble, comme une prérogative de l'homme -sur les animaux, et même sur la divinité'1.

La croyance des Goths était que ceux qui mouraient de vieillesse ou de maladie, étaient destinés à croupir éternellement dans des lieux infects et sombres; tandis que ceux qui avaient trouvé le trépas dans les combats, ou dans des entreprises hasardeuses, devaient jouir de toutes les exquises délices du Paradis d'Odin.

La mort vulgaire de ceux qui succombaient aux fatigues ou à la décrépitude, s'appelait Kerlingedande, c'est-à-dire la mort des vieilles femmes : c'était une fin sans honneur.

Chez les Wisigoths existait un rocher élevé, dit Roche?1 (1rs aïeux, du haut duquel les vieillards allaient se précipiter quand ils étaient las de la vie h. Les femmes étaient en général exclues du ,VYalhalla, ou paradis d'Odin; il y avait toutefois une exception en faveur des veuves qui suivaient leur mari au tombeau, en mourant volontairement6.

Maints peuples anciens, Thraces, Hérules, Brussiens, Serres, sont représentés comme se donnant ou se faisant donner dans leur vieillesse un coup mortel, pour hâter l'instant d'une vie meilleure, aberration qui témoigne, à sa manière, en faveur des croyances spiritualistes de ces peuplades incultes.

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