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Z. Roi de Perse mort en 1747, qui conquit une partie de l'IIindoustan.
fruits, de confitures; et à cette condition, pensent-ils, l'on aura une année « douce », c'est-à-dire pluvieuse et féconde.
Si, au contraire, on mangeait de la viande et du couscoussou, Tannée serait sèche et désastreuse pour les cultivateurs.
Les sectateurs d'Allah, au Turkestan oriental, s'imposent un jeûne d'un mois comme préparation à la fête du premier de l'an, qui a lieu le lendemain du jour qui termine la 52e pachane , ou semaine lunaire des Turkestanais.
Les regards fixés sur la voûte céleste, la foule silencieuse attend que la lune, en se montrant, marque le début de l'année nouvelle1. Dans cette prévision, en effet, depuis un mois, hommes, femmes et même enfants d'au moins douze ans, se sont soumis à une rigoureuse abstinence, osant à peine avaler leur salive jusqu'au coucher du soleil. La nuit ils peuvent prendre quelque nourriture.
Dès le matin, ils se livrent à des pratiques religieuses, après avoir fait leurs ablutions avec une eau parfaitement pure. Les mollahs (théologiens) et les akhoun (prêtres) sont astreints à une foule de prescriptions plus minutieuses encore.
Une fois ces cérémonies terminées, le cortège entre, suivi de la foule, dans le palais de l'Emir pour souhaiter au prince une heureuse année. Celui-ci fait distribuer du bœuf, du mouton et du vin. Le moment où le jeûne est rompu pour onze lunes nouvelles, est l'instant qu'attendent les Turkestanais attentifs, et qu'ils saluent d'un cri de joie, accompagné de batteries de tambour, et de sonneries de trompettes.
La pensée populaire est d'expier par le jeûne les fautes de l'année écoulée , et de se préparer par la mortification à inaugurer celle qui va venir.
A Paris, à peine les réjouissances de la nouvelle année terminées, le peuple glorifie la bergère de Nanterre sainte Geneviève, car, depuis Attila, il garde pour cette sainte fille un culte fervent qui ne s'est jamais démenti, comme on va le voir.
Les soi-disant « Patriotes » qui composaient le Conseil général de la Commune en 1793, ayant oublié sans doute la fête du 3 jan-