D. Calmet, Dissert. I, p. 251. — Ménochius
le ' ■"' ifii ment avec la potence ordinaire. Or ce dernier supplice consistait à attacher à des bois coudés Le corps d'un coupable après sa mort, peine puremenl infamante; et souvent, ajoute L'auteur, Là où L'on a cru voir un crucifiement, il est seulement question dans les textes « d'attacher au bois La victime1 », c'est-à-dire de L'exposer. Dans le crucifiement, au contraire, le bourreau torturait cruellement un homme plein de vie.
Cependant L'Écriture Sainte relate plusieurs exemples de crucifiement, par exemple celui des complices des Moabites ' et celui lu roi d'Haï attaché à la croix sur Tordre de Josué.
On crucifiait de diverses manières chez les Romains : les séditieux avaient la tète en bas; d'autres, dit Sénèque, étaient étendus sur une croix, leurs bras brisés et leur côté percé d'une lance
Parfois on enveloppait des individus dans des peaux de bêtes encore fraîches, et on les exposait à la morsure des chiens furieux.
Le despotisme imagina en Orient, notamment chez les Perses, des tourments extraordinaires.
Certains individus étaient mis à mort par suffocation. Enfermés dans une petite pièce à moitié pleine de cendres que soulevait une roue, ils finissaient par périr étouffés.
On écorchait vifs les condamnés ; ou encore on leur arrachait les yeux de la tête que l'on recouvrait de cendre brûlante, pour augmenter encore la douleur! Cambyse infligea une torture de ce genre à un juge prévaricateur; et, détail piquant! la peau du patient ayant été tannée, « servit à couvrir le siège sur lequel son successeur vint prendre place ». Dans la pensée du fils de Cyrus, c'était un salutaire moyen de rappeler la magistrature « assise » au respect de sa haute fonction.
En cela les Perses imitaient les pratiques assyriennes, comme )n le voit dans un de ces précieux bulletins de campagnes, que 382 ans avant notre ère, Assurnazirhapal faisait inscrire sur les