‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 157 sur 323 · Don Calmet, t. I. Dissert. I, p. 243. — Ménochius · texte numérisé non relu

Don Calmet, t. I. Dissert. I, p. 243. — Ménochius

des Nombres, xxv.

:>. L'Esprit des usages, p. Demeunier, III, 187.

murs de son palais : « J'ai fait écorcher les chefs de la révolte, et j'ai couvert ce mur avec leur peau; quelques-uns ont été murés vivants dans la maçonnerie; quelques autres, crucifiés ou empalés; j'en fis écorcher beaucoup en ma présence, et de leur peau on couvrit la muraille. » Et le roi farouche ajoute cette description de son triomphe macabre : « Je fis assembler leurs têtes en forme de couronnes, et les cadavres transpercés furent disposés en guirlandes humaines1. »

Mais rien de plus raffiné peut-être que le supplice des auges. On plaçait le criminel à la renverse dans une sorte de boite, et, après l'avoir fortement attaché par les quatre membres, on le couvrait d'une auge, à la réserve de la tête, des pieds et des mains qui sortaient par des trous faits exprès; on le forçait à prendre de la nourriture pour prolonger l'épreuve. Exposé aux rayons du soleil ardent, le visage et les extrémités enduits de miel, le malheureux se sentait dévoré par les insectes, les mouches et les vers, et ne succombait qu'après quinze à vingt jours de tortures inexprimables 2.

La législation athénienne prodiguait la peine de mort, surtout à l'égard des crimes contre la chose publique, ou contre la religion 3; et on rasait la maison du coupable. Au moyen âge,, elle était arse (brûlée) afin de supprimer à la fois le criminel et la demeure qui l'avait abrité.

Les peines principales étaient la décapitation par le glaive, et la lapidation 4. Eschyle faillit la subir pour un drame qui offensait la Divinité 5. D'après Platon 6, les magistrats qui avaient condamné, se trouvaient obligés de venir lancer la première pierre, comme sanction de la sincérité de leur arrêt.

Le poison aussi figurait comme châtiment de ceux que Ton accusait d'avoir outragé la patrie ou le culte : c'est ce genre de mort qui fut réservé à Socrate.

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