‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 165 sur 323 · Mœurs des diffèr. peuples · texte numérisé non relu

Mœurs des diffèr. peuples

SUPPLU BS CAPITAUX.

mon arrivée. » En effet, une bande considérable de blancs et (Ig nègres armés L'attendaient au débarcadère ; on l'arracha des mains de la garde pour procéder contre lui à la loi de représailles, dont le peuple augmenta encore la dureté. Au lieu de le pendre à un arbre, selon L'usage, et de mettre lin à ses souffrances Le [dus promptemenf possible, on lui lia les pieds et le cou avec des cordes qui furent attachées aux harnais de deux mulets vigoureux. Ces animaux, stimulés par des coups de fouet, partirent au galop dans des directions opposées, enmettantcn pièces le malheureux nègre.

Livrer un homme à la mort, sans débats, sans jugement et d'après la commune renommée du crime est d'abord mie usurpation sur les droits de l'État; c'est aussi une imprudence grave, étant donnée la passion populaire si facile à enflammer et si encline à ne juger que sur les apparences.

En mars 1899, à xMontréal (Canada), une nommée Cordélia Porier. organiste en cette ville, accusée d'assassinat, a demandé aux autorités de faire apporter son orgue, afin de pouvoir exécuter elle-même la partie musicale de son propre service mortuaire, avant d'être pendue; cette faveur lui ayant été accordée, iOO cartes d'invitation furent lancées; mais la condamnée tomba évanouie devant son instrument.

Pour un Indien de l'Amérique du Nord, savoir scalper^ constituait à la fois une science et un art : tout le monde n'enlève pas le scalpe avec la même dextérité, la même élégance et la même sûreté de main. Le couteau à scalper était fait d'un caillou tranchant, ou simplement d'une coquille; avec cet instrument primitif on pratiquait une profonde incision autour du crâne de l'ennemi, et on en détachait d'un coup sec la peau avec la chevelure attenante. Le scalpe avait ses règles dont il était absolument défendu de se départir : ainsi, il n'était permis de mutiler que des guerriers d'une tribu ennemie; un Indien n'eût pas scalpé un homme de sa propre tribu ou d'une tribu amie.

Posséder dans sa cabane, suspendues en glorieux trophée, les

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