ETUDE SUR LES CRIMINELS
nellement plus gros que la partie frontale1, siégé connu des facultés supérieures.
Les t\ pes de criminels ont été L'objet d'études attentives depuis quelques années seulement. D'après le D* Sollier il n'\ a pas de signe physiologique absolu, révélant la perversité dos individus ; néanmoins certaines caractéristiques peuvent être signalées. Ainsi les criminels ont plutôt le crâne irrégulier du côté gauche : Leurnez, au dire d'Ottolenghi, dévie spécialement aussi ;\ gauche. En général ils ont les bras d'une longueur excessive; leur barbe esl rare, et souvent même ils sont glabres, etc..
Le Dr Bordier2 a eu à sa disposition trente-six crânes d'assassins. Il a examiné leur dossier judiciaire, et l'a rapproché de leur dossier anatomique. Fait paradoxal! écrit 31. de Parville, la mesure du volume de ces crânes a montré que les assassins ont la tète plus grosse que la moyenne des autres hommes; mais la noble région frontale manque de développement, tandis que les côtés de la tète présentent une extension caractéristique.
Bien que l'homme le plus obtus, le plus brutal (mais non aliéné sache, à n'en point douter, que faire du mal, c'est faire mal; bien qu'il doive dès lors être comptable de ses crimes devant la société, il n'en est pas moins à noter que les hommes pervertis présentent entre eux des analogies sensibles : sur cent crânes d'assassins on en trouve seulement huit absolument normaux, et trente-trois tout à fait irréguliers. « On est donc plus ou moins porté au mal, écrit un spécialiste0; mais, quandmême, on peut, dans une large mesure, lutter contre les propensions ou les sollicitations coupables. Il n'est pas besoin en effet d'être instruit ni doué d'une manière exceptionnelle, pour comprendre qu'il n'est point permis d'attenter à la vie ni aux biens du prochain. »
Non, ainsi que nous l'avons démontré ailleurs'1, en principe le mal n'est pas fatal; mais il le devient en quelque sorte, quand on ne fait rien pour réagir : à plus forte raison lorsque, se
1. Le directeur-médecin de maisons pénitentiaires en Russie, M. Bajenofï, dit de son ue les jeunes gens honnêtes sont des frontaux, tandis que les criminels sont des t de3 occipitaux.