rche* sur ta tite des assassin*. 3. M. Bo
enf. mal élevés, étud. crit. par Fernand Nicolay (Perrin, édit., Paris).
sentant porté à la défaillance on va au-devant des tentations. Voilà pourquoi, moralement et légalement, la responsabilité vraie remonte aux concessions voulues , qui devaient sûrement préparer crimes ou méfaits, pour lesquels il serait trop commode de revendiquer une scandaleuse impunité.
Malgré le jugement de Platon1, il est certain que la femme, à proportion égale, est très sensiblement moins criminelle que l'homme : cela du moins est vrai pour tous les pays modernes.
Si l'on fait une moyenne loyale et judicieuse, on voit que, de nos jours, le penchant au crime est cinq à six fois plus développé chez Vhomme que chez la femme2 .
Voici une statistique qui donne pour l'Europe le nombre des criminels des deux sexes3, sur cent :
Angleterre, 79 hommes criminels, 21 femmes seulement. Danemark, 80 — 20 —
Hollande, 81 — 19 —
France, 83 — 17 —
Autriche, 83 — 17 —
Prusse, 85 — 15 —
Russie, 91 — 9 —
Un autre tableau dressé récemment à Berlin offre la proportion suivante, entre les hommes et les femmes :
Angleterre, 20 femmes, contre 100 hommes condamnés. Allemagne, 19 — —
France,
Autriche,
Hongrie,
Italie,
En Ecosse, la culpabilité de la femme monte jusqu'au chiffre anormal de 37, contre cent hommes.
Au contraire , les Italiennes et les Russes commettent très peu de délits.
Si l'on examine ensuite la criminalité féminine d'après les catégories sociales, on voit que le rapport change complètement
1. « Le sexe féminin, dit Platon, est moins porté que le nôtre à la vertu, d [Lois, VI.)
2. MM. Guillot, Quetelet, et autres trouvent à peu près la même proportion.