‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 178 sur 323 · L. V, frag · texte numérisé non relu

L. V, frag

L'HOMICIDE A LA GTJERBE. 881

nom du soldat . le numéro do sa cohorte of celui de sa centu rie [ ».

Quant aux troupes légères, elles eussent été gênées dans leurs évolutions par cette Lourde protection ; aussi ne laissait-on aux vélites qu'un léger bouclier, parma, l'ait d'osier et de cuir pour a'entraver en rien la rapidité de leur marche.

Aux premières cuirasses de grosses étoffes, succédèrent des blouses de peaux que Ton garnit de plaques, de languettes, ou d'écaillés de métal, en fer el même en or2. Lorsque la cuirasse était de bronze, elle dessinait si bien la forme humaine qu'elle accusait même les détails de la musculature : elle s'attachait au moyen de bretelles sur les épaules, et de boucles sur les côtés; quelquefois elle était faite de deux pièces seulement, reliées par une charnière, et se fermant comme une boite ; on l'appelait chez les Grecs : « la cuirasse qui se tient debout3 ».

Les Romains se gardèrent bien de s'enfermer et de s'immobiliser ainsi dans ces lourds appareils. La vraie cuirasse du légionnaire se composa de bandes de fer battu4, larges d'environ six centimètres, figurant autant de ceintures superposées, de façon à cercler de fer le soldat sans paralyser ses mouvements : l'ensemble s'appelait pectorale. D'autres bandes articulées servaient d'épaulières5, et s'ajustaient au pectorale de façon à laisser aux bras toute liberté.

Les cuirasses de laine étaient aussi en usage : « Avec la laine, dit Pline, on fait du feutre qui, trempé dans le vinaigre résiste au fer6 ». Les propriétés de l'étoffe vinaigrée étaient encore vantées au moyen âge : « Dans un combat livré par Isaac l'Ange7, Conrad de Montferrat, allié de l'Empereur, combattit sans bouclier, dit Xicetas; mais il avait sur lui une étoffe de lin qui, saturée

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