l. vm
7. En 1843, l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres a reçu un Mémoire sur le jjilima ou feutre, utilisé jadis comme arme défensive ; un Grec, M. Papadopoulo-Vrétosi disait en avoir retrouvé le procédé de fabrication, et le proposait aux armées modernes.
de vinaigre et de sel, avait acquis par le foulage dans ce mélange, une telle force de résistance, que rien n'était plus propre à garantir des traits. » (Isaac lAnge, VIII, ch. ix.) Toutefois Fauteur ajoute « que l'étoffe était composée de dix-huit doubles que l'on pouvait compter ». Cette disposition du vêtement devait être aussi utile, ce semble, que l'infusion précitée.
Les phalanges macédoniennes avaient une demi- cuirasse, destinée à couvrir seulement la poitrine. La raison de cette forme est à rappeler : « Alexandre, dit Polyen, voulant empêcher les soldats de prendre la fuite , ne leur fit donner que des moitiés de cuirasses laissant voir leur dos : par ce moyen ils pouvaient résister en face ; mais s'ils tentaient de fuir, ils se livraient au fer de l'ennemi1. »
Les Gaulois, qui se faisaient gloire d'affronter la mort et de la mépriser, ne connurent pas en quelque sorte les cuirasses; et plus d'une fois au moment du combat ils jetèrent leur bouclier long et même leur tunique, pour fondre plus librement sur leurs ennemis.
Strada, historien des guerres de Flandre au xvie siècle, raconte également qu'à la bataille de Malines « les Écossais se dépouillèrent de leurs habits, se contentant de leur chemise pour tout uniforme guerrier2. »
Mais au moyen âge les armes protectrices de nos pères étaient devenues si pesantes « que l'on mourait de son armure autant que de ses blessures ». Aussi maint combattant « se défaisait-il de ces choses aussi griefves qu'empeschantes », comme on disait alors ; et Tavannes écrit dans ses Mémoires , en un style savoureux : « L'imagination, partie de notre esprit, est sijoincteà nostre corps, qu'elle diminue par l'excessif travail d'iceluy. Or il est difficile à des capitaines, ainsi enferrez, de demeurer en même assiette, de voir, d'ouïr, de galoper selon la nécessité, laquelle voudrait cependant que général et maréchal de camp volassent, et eussent même plusieurs corps, pour ordonner partout. »
Ces armures semblaient si insupportables aux guerriers, que