‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 181 sur 323 · L. II, chap. VI. — V. Cur. mil · texte numérisé non relu

L. II, chap. VI. — V. Cur. mil

2. L. I, ch. xxxvi. — Duchesne, Bec, des hist. de France, t. II, p. 121.

moyen âge. Telles Purent les célèbres épées, la Joyeuse de Cbarlemagne, el la Durand al de Roland. Cependant, si terribles qu'on supposeles atteintes des épées à « double main », il est difficile d'admettre que les historiographes de Godefroy «le Bouillon n'exagèrent point quelque peu la prouesse, quand ils racontent que l'1 preux Godefroy « pourfendit un jour de telle sorte un Sarrasin, qu'une moitié du corps tomba d'un coté du cheval et l'autiv du côté inverse ».

Au moyen âge, la lance fui pondant longtemps l'arme distinctiw des chevaliers et des « gens d'armes ». Elle était ordinairement en bois de frêne, fort longue, et terminée par un fer très aigu. Mais vers le xiv° siècle, on la rendit à la fois plus courte et plus forte. Le fer devint semblable à la lame d'un poignard, et sa forme nouvelle lui lit donner le nom de glaive, par lequel Froissart désigne la lance de son temps. Enfin, pour pouvoir être plus facilement maniée, elle fut amincie un peu avant son extrémité inférieure, et garnie à cet endroit d'une rondelle de métal qui servait t\v garde et protégeait la main du chevalier.

Dès le xie siècle, la terrible arbalète se généralisa beaucoup. Dans un passage de YAlexiade, Anne Comnène la décrit en ces tonnes : « C'est un genre d'arc à l'usage des Barbares. Celui qui s'en sert se couche à la renverse, et, appuyant les deux pieds sur le demi-cercle, tire la corde avec les mains. Au milieu de la corde, il y a un tuyau en forme de demi-cylindre. On met dedans des traits fort courts, garnis de fer. Lorsqu'on lâche la corde, le trait pari du tuyau avec une impétuosité contre laquelle rien n'est à l'épreuve. Il ne perce pas seulement un bouclier, il traverse une cuirasse et un homme de part en part. Quiconque en est frappé, meurt avant d'avoir senti le coup. L'invention de cette machine semble tout à fait digne de la malice du démon1. »

Cette arme, dont il est question dans plusieurs chroniques du xuc siècle (et entre autres dans la Vie de Louis VI par Suger, et dans celle de Charles le Bon comte de Flandre, par Gualbert), fut proscrite comme trop meurtrière, par le dix-huitième article du concile général de Latran en 1139 : « Nous défendons, sous peine

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