Y tiras de trueno con fuego
4. On appelait bons-hommes certains religieux florentins. Un ordre de ce nom avait aussi été établi en Angleterre vers 1259 par le prince Edmond.
5. Canones de métallo. — Bibliot. de l'École des Chartes, IIe série, I, 28, Mémoire de M. Lacabane.
L'HOMICIDB A LA GUERRE. &89
Thomas Fouques, garde des galées du l»<>\ nostre sire, à Rouen, un pot de fer à feu, une livre de salpêtre el demi-livre de soufre vif, pour far e poudre..., desquelles chosses je m»' tien à bien paie, et les promets à rendre an U<>\ on à son commandement, toutefois que mestier sera. »
A cette époque déjà le canon figure partout dans les entre prises militaires, notamment aux sièges de Cambrai <mi septembre 1339, du OuosnoN en 1340, du château de Riboult en Artois (1342), etc...
L'Ecosse, dit Froissart, connut l'artillerie à feu au siège de Sterling en 13il ; et d'après Spelmann, les Anglais alignèrent des canons à la bataille de Crécy, en 1346. Le récit de Villani1 confirme le fait : « Le roi d'Angleterre mit en ordre ses archers... Les bombardes jetaient des boules de fer avec du feu, pour effrayer et disperser les chevaux des Français. Les coups de ces bombardes faisaient un si grand tremblement et fracas qu'il semblait que le ciel tonnât, et occasionnaient une grande occision de gens et carnage de cbevaux2. »
D'abord des bâtons à feu, cannes ou cannons (de canna, tuyau), lancent des flècbes à base carrée, appelées carreaux ou quarreaux. On met le feu avec un fer rougi qui enflamme une traînée de poudre aboutissant à la lumière, traînée assez longue pour que l'on ait le temps de se mettre à l'abri avant l'explosion. Des vignettes nous montrent l'artilleur faisant rougir, sur un réchaud près de la pièce, le morceau de fer qui doit provoquer la déflagration de la poudre. Primitivement la culasse même était de bois (lignea), comme on le voit dans Pétrarque3 et d'autres auteurs.
Pendant longtemps, l'artillerie que l'on traînait en campagne consista principalement en ribaudeaux ou ribaudequins, appelés plus tard orgues. « Iceux ribaudequins, dit Froissart, sont trois ou quatre petits canons rangés de front sur liantes charrettes, en manière de brouettes devant, sur deux ou quatre roues bandées de fer, à longues piques de fer devant en la pointe. »