‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 192 sur 323 · Tuâ operâ non utor · texte numérisé non relu

Tuâ operâ non utor

L'HOMICIDE A l.A GUERRE. .i.-.y

Les récompenses consistaient «mi félicitations, médailles, aigrettes, et couronnes. La couronne de chêne «'lait la suprême distinction; elle portait pour inscription ces mots : « Pour avoir sauvé un citoyen1. » Le père d'un si Itou soldat avait droit aux mêmes honneurs que son lils, dit Pline l'Ancien.

De notre temps, plus d'un ûls de famille s'ingénie à se dispenser du devoir patriotique. Or à Rome, les plus riches étaient appelés avant les autres. \ insi , d'après Dcnys d'IIalicarnasse, ceux qui étaient inscrits pour un cens de 100,000 as, faisaient partie du premier appel; ceux inscrits pour 75,000 venaient dans la seconde classe, et ainsi de suite; et c'est seulement en cas de nécessité absolue que les pauvres (les proletarii) prenaient les armes à la solde du trésor public , tout patricien étant tenu au contraire de s'équiper et de se nourrir à ses frais.

De dix-sept à quarante-cinq ans le Romain valide était tenu de servir la Patrie. Organisée comme elle Tétait, la légion romaine, exclusivement composée d'hommes jouissant du droit de cit.*, possédait une force offensive qui cadre à merveille avec l'ambition du peuple dont elle émanait2. Au lieu d'être rangée en masse profonde comme la phalange, elle se divisait en trois Lignes séparées par des intervalles, et disposées les unes derrière les autres en échiquier; dans cet échiquier, les vides étaient égaux aux pleins, en sorte qu'en portant la seconde ligne à la hauteur de la première on obtenait, quand besoin était, une formation pleine. Ces trois lignes comprenaient : les hastaires en avant, les « princes » au milieu, et les triaires en arrière. En dehors des soldats de rang, il y avait comme chez les Grecs des hommes légèrement armés, dits vélites, qui commençaient le combat en tirailleurs, avec des javelots; les vélites étaient en in.-me nombre que les hastaires, c'est-à-dire 1,200. Cela faisait alors Y. 200 fantassins par légion; plus tard elle en comprit jusqu'à 0.000.

Dans la guerre des Gaules, César n'eut jamais plus de 90,000 soldats sous ses ordres, et presque toujours, six légions seulement .

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