‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 201 sur 323 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

SACRIFICES HUMAINS; Ml III s DES VEUVES INDIENNES, ÉCHANGE DU SAM..

Sacrifices propitiatoires chez les Égyptiens, les Phéniciens, les Verses, les Hellènes... — Rôle des victimes expiatoires dans les rhargélies attiques. — Animaux, poupées et mannequins, remplaçant les holocaustes humains : les argei. — Culte des divinités sanguinaires. — Jeux meurtriers des gladiateurs.— Origine et explication <ies hécatombes humaines, jadis et aujourd'hui. — Rites sanglants chez les anciens Mexicains. — Les égorgements d'enfants. — Relation détaillée des Grandes Coutumes au Dahomey: immolations et tortures. — Le jeu abominable des corbeilles. — Le rocher fatal au royaume du Bénin. — Description de rites propitiatoires au Congo, en Guinée... — Les féticheurs et le cour humain. — Le bûcher des veines indiennes ou suttee. — Mort des quarantesept veuves de Marava. — Histoire de la femme du rajah de Brahmapour. —Cérémonial de l'échange du sang au pays noir : lettres de M. Dunod, du duc d'Uzès... — Rôle du sauf; dans les initiations et les traites. — Vertu attribuée aux breuvages de sang...

L'idée d'offrir des sacrifices pour se rendre le ciel propice ou pour apaiser son courroux, est une de ces notions essentielles qui se rencontrent dans les rites de toute religion.

Mais à coté de ses dieux bienveillants, la gentilité en plaçait nombre d'autres, aussi farouches qu'exigeants pour le choix et le prix des hommages : il leur fallait, croyait-on, pour holocauste, non seulement le sacrifice des animaux, mais encore celui du roi de la création.

L'Écriture, qui souvent nous montre, en Israël, les vies fauchées impitoyablement, condamne cependant toute immolation humaine, en tant que mode d'adoration propitiatoire; et si Dieu ordonne à Abraham de s'armer du glaive contre son fils, il arrête à temps son bras docile, prêt à frapper.

En Egypte, à Héliopolis, on tuait chaque jour trois hommes ■*; et Eusèbe raconte qu'en Phénicie on tirait au sort chaque année le nom des enfants qui devaient être offerts au dieu cruel.

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