‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 229 sur 323 · Ecclésiastique, XXXI · texte numérisé non relu

Ecclésiastique, XXXI

boire. — ... Tu ne seras plus agité durant ton sommeil et tu ne sentiras point de douleurs : l'insomnie et les angoisses seront pour l'homme intempérant. — Un sommeil paisible pour l'homme sobre; il dormira jusqu'au matin, et son âme se réjouira en lui. — Et si l'on te presse de manger beaucoup, lève-toi du milieu des convives, et tu ne t'exposeras pas à la maladie. »

Saint Paul, parlant de ceux qui se livrent à la gourmandise, les flétrit dans les termes énergiques que l'on sait : « Ennemis de la croix de J.-C, ils n'ont d'autre Dieu que leur ventre [. »

Saint Luc, saint Matthieu, saint Marc nous montrent le Maître consentant à manger dans la maison des humbles, chez qui « il se met à table », ou avec qui il accepte de « rompre le pain ».

S'il assiste aux noces de Cana, c'est là un fait exceptionnel, qu'explique justement la solennité familiale que Jésus veut favoriser de sa présence. Les Scribes et les Pharisiens murmuraient contre le Christ parce qu'il accueillait les pécheurs et partageait leur nourriture; et Jésus, entendant leur blâme, leur dit : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. »

Voilà pourquoi c'est près des petits et des deshérités que le Rédempteur se rend de préférence en ami, en frère, honorant de sa présence la demeure du pauvre, le repas de famille et non point les banquets fastueux des grands.

Les païens au contraire trouvaient le bonheur dans les plaisirs de la table : on connaît les orgies mémorables dont les Sardanapale et les Balthasar tiraient gloire, autant que de fameuses conquêtes...

En la troisième année de l'empire d'Assuérus 2 qui, depuis l'Inde jusqu'en Ethiopie régnait sur cent vingt-sept provinces, le roi donna un grand festin aux princes de sa cour, aux premiers d'entre les Perses, aux plus illustres des Mèdes et aux gouverneurs des provinces, afin de faire éclater à leurs yeux la gloire et les richesses de son empire. Cette fête dura cent quatre-vingts jours; puis le roi invita à son tour le peuple qui se trouvait dans Suze et ordonna

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