‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 238 sur 323 · La cassave vient de la racine de mauve séchée · texte numérisé non relu

La cassave vient de la racine de mauve séchée

3. Le mot alcoolisme, pour désigner la maladie causée par l'abus de l'alcool, date seulement de 1852.

L'IHTBMPÉRANOB A TBAVERa LES A.GES. 431

usage. Le vin procure en général une exaltation cérébrale amenant une gaieté bruyante. La bière, moins alcoolique, narcotise et alourdit : ses effets sont plus durables que ceux du vin.

De toutes les Liqueurs, ['absinthe est lapins redoutable, parce qu'elle réunit au poison do \' alcool nn suc qui lui est propre, et qui engendre Vépilepsie.

Le t'ait a été nettement constaté par des expériences sur les animaux, et par de nombreuses observations sur les malades intoxiqués.

Reproduisons la déclaration d'un spécialiste, médecin en chef de l'Asile Sainte-Anne à Paris1. On trouvera, dans cette courte page, la description des troubles cérébraux et physiologiques occasionnés par les excès dont nous parlons : « Prenons, dit ce docteur, deux hommes de même Age, sans antécédents héréditaires fâcheux, sans prédisposition particulière, habituellement sobres, mais s'adonnant depuis peu de temps aux excès de boisson : l'un prend du vin et de l'eau-de-vie, l'autre de l'absinthe. Tous les deux présentent les symptômes habituels du délire alcoolique. Les troubles hallucinatoires s'emparent de tous leurs sens : les malades alcooliques croient entendre des injures, des menaces, des provocations, des fusillades; ils voient des chiens, des chats, des animaux de toute sorte, des flammes qui les environnent, des gens armés qui se jettent sur eux; ils perçoivent des odeurs de soufre et des puanteurs qui les suffoquent; ils sentent des lames traverser leur chair, des serpents glisser sur leur corps. La vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher, tous les sens sont ainsi péniblement affectés. En outre, ces deux individus présentent un tremblement, et chez les deux la digestion est laborieuse... Jusqu'ici tout est semblable : mais subitement l'un d'eux pâlit, pousse un cri, perd connaissance, tombe et reste dans l'hébétude : c'est l'attaque de l'absinthe2. »

Tels sont les effets de ce poison épileptisant, dont, en sept années, on a vu doubler la consommation.

One brève statistique fera connaître le développement de l'alcoolisme en France : en 1836, il y avait, en chiffres ronds,

Page 1