‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 240 sur 323 · L'alcool absolu consommé est de 4 à 5 litres par tête · texte numérisé non relu

L'alcool absolu consommé est de 4 à 5 litres par tête

?.. Nous donnons ici une moyenne, car si à Paris chaque habitant absorbe environ 200 litres de vin par an, il est des départements où l'on en boit dix fois moins.

ou mentale. Tantôt ils meurent en bas âge, emportés par des convulsions; tantôt ils sont scrof aïeux, rachitiques, phtisiques, épileptiques ou idiots '.

On a relevé des exemples aussi nombreux qu'indubitables de cette déplorable hérédité. 11 y a peu d'années, une enquête fut faite à la Salpêtrière de Paris : sur 83 jeunes épileptiques qui s'y trouvaient alors. 60 avaient pour parents des ivrognes incorrigibles. En se bornant à 60 familles d'alcooliques avérés, on put s'assurer que sur :$()() enfants : 13*2 étaient morts en bas âge, — 30 tombaient d'épilepsie, — i8 avaient eu des convulsions, — et plusieurs étaient paralytiques ou mal conformés.

Depuis quelques années, d'éminents médecins se sont attachés à démontrer, par des expériences directes et décisives, que l'alcool, même le meilleur, n'a nullement les vertus qu'on lui attribue.

Au point de vue de leur action sur les facultés mentales, les boissons alcooliques influent sur la volonté, en remplaçant la tutelle de la raison par une excitation automatique. Si le buveur devient communicatif ou hardi après quelques rasades absorbées, c'est justement parce que ses facultés de contrôle et de jugement sont amoindries. Par suite d'une innervation passagère // parle plus, mais il pense moins juste; et si sa parole gagne en quantité, elle perd beaucoup en sens commun : il dit bientôt des sottises. Le fait, d'ailleurs, s'explique scientifiquement, car l'alcool se porte vers les méninges, s'attaquant surtout à la matière grasse du cerveau. « Oui, écrit M. Forel, pour le buveur, les associations externes de mots et d'objets sont augmentées durant un moment; mais c'est aux dépens de l'association logique et des idées générales, comme le prouvent les banalités, les allitérations ou les audaces du langage de l'individu placé sous l'influence alcoolique. »

Et il en doit être ainsi puisque l'intoxication, en se prolongeant, abolirait la raison, puis la sensibilité, et finirait enfin par supprimer la vie même2. Le professeur Brouardel et d'autres citent

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