‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 25 sur 323 · Hatzt tzeroth · texte numérisé non relu

Hatzt tzeroth

G. Pâques se place entre le 22 mars et le 2j avril, dites extrêmes.

lennisée dès les premiers siècles du christianisme, avec toute la. pompe que pouvaient permettre les circonstances.

En ce jour, comme en celui des Rameaux, on affranchissait des esclaves; et lorsque la religion du Christ fut reconnue des Césars, plusieurs empereurs ordonnèrent de libérer à Pâques quelques prisonniers, notamment ceux retenus pour dettes. « L'usage de bénir un agneau rôti que l'on partageait ensuite entre les clercs, dura longtemps, écrit M. 0. Havard, dans un intéressant ouvrage1. Plus tard, on y substitua de petits pâtés faits de chair d'agneau que l'on distribuait vers la fin de la messe. Dans quelques localités, chanoines et chapelains formèrent des rondes jusque dans les nefs des églises. Cette danse, appelée « bergerette », fut introduite dans la cathédrale de Besançon au xne siècle, et persista jusqu'en 1757, malgré les interdictions réitérées des Conciles généraux de Vienne et de Bâle. »

Mais de toutes les coutumes pascales, la plus populaire est sans contredit celle qui a trait aux œufs de Pâques : quel en est donc l'historique?

On sait qu'il fut longtemps défendu de servir, non seulement de la viande, mais même des œufs en Carême : aussi, le jour de Pâques, s'empressait-on d'en aller faire bénir une provision, pour en manger en famille et en distribuer comme cadeau aux voisins et aux amis.

Ajoutons que les œufs, objet fréquent de redevances féodales, étaient très souvent stipulés livrables au jour de Pâques, particularité qui généralisa et développa singulièrement l'usage que nous étudions ici.

Il y avait aussi la Procession des œufs qu'organisaient les écoliers parisiens : clercs, élèves, apprentis et jeunes gens, se réunissant sur les places publiques, se rendaient devant la principale église pour chanter en chœur des hymnes pieuses, et se dispersaient ensuite pour recueillir de porte en porte les œufs qu'on avait mis de côté à leur intention.

Cette sorte de procession communément décrite sous le nom de « quête des œufs » était superbe, si l'on en croit les chroni-

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