‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 258 sur 323 · Xor^yia · texte numérisé non relu

Xor^yia

3. Elles comprenaient aussi, tantôt un banquet public (éTTiaat;), tantôt des courses aux flambeaux (>au.7:av/-^op'a'.).

hautes d'une coudée environ, et qu'ils faisaient mouvoir au moyen de ficelles ou de ressorts dissimulés l.

« Ce sont les sots qui me nourrissent, dit le bateleur Philippe à Socrate, car ce sont eux qui viennent en foule voir danser mes pantins2. » Platon, de son côté, compare nos passions aux fils qui font mouvoir les marionnettes 3.

Dans le traité Du Monde, ouvrage attribué à Aristote, l'auteur décrit ainsi la perfection des poupées mécaniques : « Quand ceux qui font agir ces petites figures tirent le fil, le membre obéit aussitôt : on voit le cou fléchir, la tête se pencher; les yeux et les mains semblent ceux de personnes vivantes, tant

les mouvements s'exécutent avec grâce et précision

Les Javanais, comme les Grecs, ont des marionnettes religieuses représentant divers Esprits ou Génies. Nous avons vu une collection de ces affreux petits personnages ingénieusement articulés à la manière de ceux de Séraphin : ils servent aux scènes qui se jouent devant les indigènes de Java. Les grands dignitaires ne dédaignent pas ces récréations, témoin l'intéressante exhibition des marionnettes du Sultan de Souracarta, alignées au pavillon des Indes Néerlandaises lors de la dernière Exposition.

L'« opéra », c'est-à-dire la manifestation scé nique dans sa plénitude et sa puissance, soutenu de tous les arts accessoires qui le complètent; l'opéra qui ne vit que de féerie, d'idéal, de traditions mythologiques, n'est, à tout prendre , qu'une transformation des drames liturgiques que solennisèrent les fêtes religieuses. Avec le temps l'empreinte sacerdotale a disparu, pour faire place aux représentations profanes, tout en gardant cependant l'amour du merveilleux et de la Fable.

En dehors des solennités admises dans les temples , les premières installations théâtrales semblent avoir été des chariots et des panneaux transportables, dont les baraquements de nos foires donnent l'idée : tels furent le char de Thespis pour la

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