‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 272 sur 323 · III · texte numérisé non relu

III

mélange harmonieux qui s'est élevé en Grèce à un haut degré de perfection, sous le nom de choristique, le mot chorodie désignant plus spécialement la musique dansée.

Dans l'origine, les chanteurs étaient à la fois les danseur-. Comme on reconnut la difficulté d'exercer en même temps les deux arts, les chants devinrent distincts des mouvements cadencés.

Les premiers instruments, employés par les Grecs pour accompagner les chorodies, furent des crembales ou des crotales, sortes de castagnettes, faites avec du bois ou des coquilles, et semblables à celles dont se servent les insulaires polynésiens. Ensuite les crembales furent d'airain, tout en conservant la forme de coquilles.

Du temps d'Homère, les danses s'exécutaient aux accords de la lyre. L'accompagnement de la flûte vint plus tard, mais il eut l'inconvénient d'exclure selon l'usage oriental le concours de la voix qui s'alliait fort bien au contraire au son de la lyre : dans Y Iliade1 il n'est parlé que deux fois de l'emploi de la flûte.

Les Grecs distinguèrent deux genres de danses : 1° les danses sérieuses, comprenant les danses sacrées, exécutées d'ordinaire par les ministres du culte devant les statues des dieux2; les danses tragiques ou emmélies, pantomimes exprimant les nobles sentiments, telles que le grave déïnos; le kalatiskos, avec un défilé de jeunes hommes portant des corbeilles; et même la kybistésis qui s'exécutait la tête en bas... 2° les danses comiques, dont les plus anciennes imitent les souples gambades ou les lourdes allures des bêtes3.

On lira volontiers, croyons-nous, quelques détails les concernant.

Malgré leurs imperfections, le corps et l'esprit du roi de la création ont semblé trop respectables pour que l'art comique et l'imitation bouffonne aient osé d'abord s'en prendre à eux, pour les vilipender. Dans tous les pays — et cette remarque est hono-

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