‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 273 sur 323 · La dionysiaque, la dêpoïia, la halabis, etc · texte numérisé non relu

La dionysiaque, la dêpoïia, la halabis, etc

3. Le nom générique désignant ces danses était (JLopçao-fJLo;.

table pour l'espèce humaine — la parodie et la gaieté populaire ont Longtemps épargné notre Image, se contentant de rechercher le visible dans les êtres inférieurs de la création. Pins tard seulement, l'élément comique fut emprunté aux difformités et

aux ridicules humains, surtout à ceux qui se rapprochaient le plus de La nature animale, comme nous le verrons.

Ine des premières danses comiques des Grecs, fut la grucK où les danseurs simulaient les évolutions de ces oiseaux à la suite de leur chef.

La danse des vautours1 nécessitait l'emploi léchasses, comme dans les drames où l'on voulait donner aux héros des proportions exceptionnelles. Pollux cite de plus la danse de la chouette2 et celle du hibou.

De l'imitation des animaux, la danse comique passa à celle des travers et des vices humains. L'ivrognerie étant la plus brutale des passions, fut l'un des sujets représentés de préférence dans la danse comique ou cordace; une tête difforme et chauve, une face rubiconde et tuméfiée, une obésité grotesque, des jambes vacillantes, toutes les vulgarités de la gloutonnerie et des excès bachiques constituèrent le type accompli de Silène, dont la seule vue provoquait l'hilarité générale.

On remarqua que, pendant la danse de l'ivrogne'^ les chutes de l'acteur excitaient par-dessus tout le rire des assistants; aussi chercha-t-on à multiplier ces occasions de gaieté : de là l'invention du jeu de l'outre, qui fit donner le nom d'Ascolies5 à certaines fêtes deBacchus, dans les bourgs de la Grèce. Le grand amusement était de faire monter des villageois sur une outre frottée d'huile : celui qui, sautant en cadence, se maintenait le plus longtemps en équilibre sur un seul pied, recevait pour prix de son adresse l'outre et le vin qu'elle contenait.

Les prêtres danseurs saliens sont fameux dans l'histoire de l'ancienne Rome. Leur nom, qui rappelle celui d'une des tribus

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