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franques, traduit simplement leurs fonctions chorégraphiques, comme le fait remarquer Ovide1.
Vêtus de latrabée de pourpre, ceints d'une large bande d'airain, coiffés d'un casque à aigrette, la main droite tenant une courte épée, ils exécutaient autour des autels certaines danses années en chantant des hymnes, dont ils accentuaient le rythme en frappant sur un bouclier. Le prêtre qui conduisait la danse s'appelait prœsul, parce qu'il sautait le premier2.
11 y avait des collèges de prêtres danseurs à Tibur, à Véies, à Tusculum. Ils célébraient tous les dieux, excepté Vénus, « la dangereuse déesse » !
Tout autre était la mimique voluptueuse des danseuses de Flore. Telle était leur indécence, qu'un jour le public, apercevant le grave Caton parmi les spectateurs d'une des Florales, l'avertit que les actrices n'osaient pas, devant lui, jouer leur rôle au complet : et Caton se retira3.
Dans les banquets particuliers les nobles libertins faisaient venir avec les musiciens et les histrions, des bateleuses et des danseuses impudiques4, qui s'accompagnaient en agitant des tambourins. Et les convives eux-mêmes se mêlaient aux danses licencieuses.
Quand le Christianisme triomphant put célébrer ses cérémonies au grand jour, et dans tout l'éclat d'une religion officielle, l'Église toléra certaines danses, mais seulement comme manifestation de joie collective dans les jours de fêtes solennelles, parfois même le dimanche.
Ces récréations pieuses, balationes, accompagnées de cantiques et d'hymnes sacrés, loin de présenter rien de blâmable , avaient lieu sous le regard du prêtre, devant les tombeaux des martyrs et même dans les temples, comme faisaient les chrétiens d'Antioche, au rapport de Théodose.
Des abus s'introduisirent dans ces fêtes chrétiennes où l'attrait de la danse attirait les païens, qui y importèrent l'indécence de leur chorégraphie grossière ; et l'Église dut les prohiber.