‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 277 sur 323 · M. A. Marin · texte numérisé non relu

M. A. Marin

2. Oiseau de mer ayant à la queue deux plumes, longues et effilées.

LE THEATRE, LA HANSE ET LE ROMAN. I8fi

Les femmes de Madagascar exécutent une pantomime de ce genre, appelée la sega.

M. Milbert raconte que certains nègres de l'Ile-de-France revêtent, aux jours de fête, le plumage de divers oiseaux, dont ils s'efforcent de reproduire les sautillements. Ils se couvrent de plumes agglutinées avec de la graisse ou de la poix; on se met à les pourchasser, et quand on parvient à les saisir, c'est à qui dépouillera le faux oiseau de sa parure d'emprunt.

N'y a-t-il point là des usages rappelant les danses, dites du vautour, de la chouette et du hibou, qui faisaient les délices des anciens Grecs? De môme au centre de l'Afrique, des hommes s'enferment dans de grands tubes de toile et rampent pour imiter le roi des reptiles, le boa1.

De leur coté les Kamtchadales réussissent à donner des ballets, à leur manière, où les danseurs contrefont habilement les mouvements de l'ours : « Non seulement ils représentent très bien la démarche lourde et les balancements stupides du mâle ; mais ils excellent à exprimer, de la manière la plus amusante, les tendresses de la femelle pour ses petits oursons. »

Ceci rappelle la naïve réflexion de l'écrivain allemand précité2, qui, comparant entre elles les aptitudes chorégraphiques, ajoute dans son Histoire de la danse : « L'homme seul sait danser; car si les ours dansent aussi, l'impulsion psychologique leur fait défaut. »

La danse du riz est la réjouissance nationale des Malgaches, qui ne perdent aucune occasion de se livrer à ce plaisir favori.

A Madagascar, les naturels brûlent des forêts pour planter le riz ou le maïs; ils déposent le grain dans des trous, le recouvrent et attendent la moisson ; or c'est la mimique de ces divers travaux qu'exécute le danseur; ses camarades raccompagnent en chantant et battant des mains pour lui donner la mesure.

Le danseur malgache simule successivement : la coupe du bois, le retentissement de la hache, la chute des arbres; viennent ensuite l'incendie de la forêt abattue, le pétillement de la flamme,

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