‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 280 sur 323 · Levil, en anglais : « diable · texte numérisé non relu

Levil, en anglais : « diable

processions bouddhistes; tantôt ils se rendent à l'appel des familles au lit des parents moribonds, et là, aux sons d'une musique assourdissante, exécutent, pendant la nuit, des sarabandes frénétiques dans le but de faire peur aux diables, et de les éloigner ; mais le remède tue souvent le malade, ou du moins aggrave son état. Pour ces insulaires, la maladie est un châtiment, qu'ils expliquent par la présence des génies mauvais, venant habiter le corps humain pour le tourmenter.

La danse est une des passions des Noirs, en Sénégambie. Ils s'y livrent pour toutes sortes de motifs et dans les circonstances les plus contradictoires : à l'occasion d'une naissance ou à la mort de leurs parents; pour les mariages comme pour la moisson; pour la guerre et pour la nouvelle lune, ou encore quand ils veulent fêter un visiteur illustre1.

Chez les Hottentots, écrit M. Réville, la danse est si bien de l'essence du culte que, lorsque l'un des leurs se fait chrétien, ils disent de lui : « Une danse plus! » ; et s'il revient au fétichisme, ils annoncent « qu'il danse de nouveau ».

La tradition des danses sacrées est encore vivante en certains endroits de la Russie et de l'Allemagne.

Une secte russe, celle des Khlysty, donne dans la vie religieuse une place importante aux mouvements du corps, en vue de s'en servir comme d'un excitant sur l'esprit. Ils cherchent une sorte d'hallucination dans des valses religieuses qui portent le nom de radénie (c'est-à-dire ferveur), valses très accélérées dont le tournoiement capiteux agit sur les nerfs et sur le cerveau tout ensemble, préparant l'heure des prophéties, c'est-à-dire l'instant où l'exaltation des sectaires étant parvenu à son paroxisme, des mots incohérents et des phrases entrecoupées pourront être interprétés comme autant de révélations célestes.

Voici en quels termes est dépeinte la chorégraphie du culte des Khlysty : « Hommes et femmes vêtus de blanc se rassemblent la nuit; ils chantent d'abord des cantiques et adressent des invocations au Christ Ivan2. Puis, quelques adeptes commencent à se

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