‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 299 sur 323 · Du nom porté par les prêtree de l'impure déesse Cotys · texte numérisé non relu

Du nom porté par les prêtree de l'impure déesse Cotys

2. Loin et Ordonnances de 1576, 1577, 1583, 1599, 1601, 1606, 1613, 1633, 1634, 1636, 1640, 1644, 1656, 1660, 1661, 1663, 1664,1667, 1671, 1687, 1699, 1700,1704...

en chacun l'envie d'en user...? Le vrai moyen serait au contraire d'engendrer aux hommes le mépris de l'or et de la soie1 ». Et J.-J. Rousseau s'exprimera ainsi sur le môme sujet : « Ce n'est pas par des lois somptuaires qu'on vient à hout d'extirper le luxe; c'est du fond des cœurs qu'il faut l'arracher, en y imprimant des goûts plus sains et plus nobles; et jamais l'improbation de la loi n'est efficace que quand elle vient à l'appui de celle du jugement ».

Nous disions que rien n'est plus relatif que le luxe, ni plus spécial que la manière dont les peuples conçoivent la beauté ou la laideur. Toutefois, à part certaines nuances de goût individuel, chaque groupe humain professe une opinion commune, en deçà et au delà de laquelle se rencontre la presque unanimité des suffrages en quelque sorte.

Ainsi les Européens verront tous avec défaveur une large bouche, un gros nez, de petits yeux; alors qu'au contraire, il apprécieront l'éclat du teint, la blancheur des dents, la petitesse de la main. Les Javanaises, elles, dont la couleur de peau varie du jaune pâle au ton chocolat, apprécient surtout le teint où « l'on voit briller comme un reflet d'or ».

Dans tous les cas, l'amour du luxe, né de la vanité et de l'orgueil, présente un caractère d'universalité dans toutes les parties du monde, fût-ce chez les insulaires les plus incultes, les plus primitifs.

Mais le sentiment que nous avons du beau, ayant pour principe ordinaire la forme et l'aspect des physionomies et des images qui nous environnent, on comprend très bien que les Italiens et les Lapons, les Français et les Malgaches n'aient point le même idéal esthétique.

Voilà pourquoi nous représentons le diable, noir; tandis que les nègres, qui voient en nous « de vilains hommes au visage pâle » , imaginent qu'il doit être blanc.

Autrement dit : ce que nous trouvons affreux, épouvantable..., c'est ce qui ne nous ressemble point.

Page 1