Lemuria
mères de familles1, —celles des gens du port2 et des marins3, — celles des semailles4, et du vin nouveau5, — les Quinquatries pour Les médecins et les professeurs, — la fête de Carnea déesse de l'embonpoint... et tant d'autres journées, dans lesquelles on encensait d'innombrables divinités nationales ou régionales.
A toutes les réunions, en quelque sorte, un dieu était censé présider; on lui élevait des autels pour l'implorer ou le conjurer, et l'on demandait le concours des prêtres et des prêtresses, fût-ce pour offrir un chien à Pan, ou pour sacrifier, avant la moisson, une truie6 aux Génies gardiens de l'agriculture.
Le calendrier des Romains nous initie à la vie religieuse du peuple. Partout la divinité y est appelée comme protectrice : Janus, pour janvier, — Neptune pour février, — Mars et Minerve pour mars, — Venus pour avril, — Apollon pour mai, — Jupiter pour juin et juillet, — Cérès pour août, — Vulcain pour septembre, — Mars pour octobre, — Diane pour novembre, — et Vesta pour décembre.
Au cours de chacun de ces mois, le calendrier indique de nombreux rites à accomplir et des sacrifices à faire.
La préoccupation religieuse ne se borne pas là : dans une colonne réservée à cet effet se voit une lettre initiale précédant chaque jour de l'année, et destinée à en indiquer le caractère heureux ou au contraire néfaste.
La lettre F signifie jour faste (fastus), celui où Ton peut vaquer à ses affaires d'intérêt, voyager, plaider... La lettre N indique au contraire le jour néfaste, à raison de superstitions populaires qu'il serait trop long de rappeler ici.
L'influence du dieu était réputée divisible pour un même jour, la matinée, par exemple, passant pour être fatale, et l'après-midi favorable : dans ce cas, les initiales N P7 précédaient la date sur le calendrier.